Le désert d’Ingall a vibré, ce vendredi 23 janvier 2026, au rythme de la première édition du Festival du dromadaire. Cet événement, officiellement lancé par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman Elhadji Ousmane, marque ainsi une étape majeure dans la valorisation du patrimoine pastoral nigérien, pilier essentiel de l’économie nomade.
Placée sous le haut patronage du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), la cérémonie d’ouverture a également enregistré la présence du gouverneur de la région d’Agadez, le Général Ibra Boulama Issa. À cette occasion, une importante délégation de cadres civils et militaires a escorté le ministre, soulignant d’emblée l’importance stratégique accordée à ce rendez-vous pastoral.

Un million de francs pour la patrie
Au-delà de la célébration culturelle, le festival s’est également imposé comme une véritable tribune d’expression patriotique. En effet, en marge de l’ouverture officielle, la communauté Ichirifane de Bab-Salam, située dans la commune rurale d’Ingall, a tenu à manifester son soutien à la transition en cours.
Ainsi, par la voix de son ambassadeur, Ahmed Achel Mohamed, cette communauté a remis au gouverneur une contribution d’un million de francs CFA. Cette somme est destinée au Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP). Ce geste fort traduit, par conséquent, l’adhésion des populations pastorales aux idéaux de souveraineté et de refondation nationale prônés par les autorités de Niamey.

Entre spiritualité et développement
Par ailleurs, les autorités ont mis en lumière la place centrale du dromadaire, surnommé le « vaisseau du désert », considéré aujourd’hui comme un atout stratégique pour la sécurité alimentaire et l’adaptation aux changements climatiques. Toutefois, à Tchimoumounene, la dimension technique de l’élevage s’est harmonieusement conjuguée à une profonde ferveur spirituelle.
À cet effet, le Colonel Mahaman Elhadji Ousmane et le Général Ibra Boulama Issa ont assisté à une séance solennelle de lecture du Saint Coran. Les participants ont prononcé des invocations en faveur de la nation, implorant la paix, la sécurité et la prospérité pour le Niger.

Enfin, la cérémonie s’est déroulée en présence du conseiller du Premier ministre ainsi que des autorités coutumières d’Ingall, véritables gardiennes des traditions de l’Azawak. Dès lors, pour les autorités de transition, ce festival dépasse le cadre d’une simple réjouissance. Il s’impose plutôt comme un outil de cohésion sociale, mais aussi comme un levier de rayonnement pour une région d’Agadez redevenue, une fois encore, le carrefour de la résilience saharienne.




