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Le Niger veut s’attaquer aux causes de l’insécurité alimentaire

Par Infosplusgabon.com - 24/03/2019

Le chef de l‘Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, a récemment exprimé son projet de lutter contre la sécheresse. Laquelle est l’une des causes importantes de la famine dans le pays.

 

«Nous avons décidé de nous attaquer aux causes structurelles de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en faisant face aux situations d’urgence, pour que désormais, «sécheresse ne soit plus synonyme de famine». Ainsi, depuis plusieurs années, nous mettons en œuvre l’initiative 3N : «les Nigériens nourrissent les Nigériens».

Ainsi s’exprimait le chef de l’Etat nigérien, Issoufou Mahamadou lors d’une rencontre consacrée aux annonces des mesures multilatérales et multipartites sur l’agriculture en relation avec les changements climatiques, à l’occasion du Sommet des Nations Unies sur le climat.

Pour le président nigérien, les sécheresses cycliques imposent, chaque fois, des réponses d’urgence coûteuses. « Par exemple, les ressources mobilisées pour faire face à la crise alimentaire en 2005 au Niger ont atteint 150 millions de dollars, alors que, selon une étude de l’ICRISAT, si le quart des agriculteurs nigériens avait reçu en 2004, une micro-dose d’engrais pour seulement 20 millions de dollars, le déficit céréalier aurait pu être évité ».

[i « C’est pourquoi, nous avons décidé de nous attaquer aux causes structurelles de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en faisant face aux situations d’urgence, pour que désormais, « sécheresse ne soit plus synonyme de famine». Ainsi, depuis plusieurs années, nous mettons en œuvre l’initiative 3N : «les Nigériens nourrissent les Nigériens».

Selon le président nigérien, à travers cette initiative, le Niger vise la mobilisation des ressources conséquentes pour créer une «maison du paysan» dans chacune des 255 communes du Niger, pour mettre localement, à la disposition des agriculteurs et des éleveurs, les intrants et équipements nécessaires à leurs activités et aussi assurer la formation et l’appui conseil dont ils ont besoin.

L’initiative vise également à maîtriser l’eau à travers un vaste programme de construction de barrages et d’équipements d’irrigation, pour qu’à terme, les cultures irriguées représentent au moins 50% de notre production agricole et faciliter l’accès à l’énergie à faible coût pour promouvoir l’irrigation.

L’Initiative 3N ambitionne aussi de récupérer des terres dégradées, pour l’agriculture et l’élevage, et les protéger contre la désertification à travers la construction d’ouvrages antiérosifs, la plantation d’arbres et la régénération naturelle assistée.

 


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Assurer le maillage du pays en points d’eau pastoraux pour mieux exploiter le potentiel productif du cheptel, réaliser des infrastructures de conservation, de transformation et de commercialisation de produits agro-sylvo-pastoraux, pour faciliter l’accès à l’alimentation et améliorer les revenus des producteurs, construire des infrastructures routières pour relier les centres de production aux marchés, sont également des objectifs poursuivis par l’I3N.

« il est donc urgent que nous envisagions, tous ensemble, d’accroître durablement et sans tarder, la productivité agricole, la résilience des populations rurales et les systèmes alimentaires et de réduire l’intensité des émissions produites par les systèmes alimentaires. En d’autres termes, il s’agit de promouvoir une agriculture intelligente face au climat ».

Lors d’une foire agro-sylvo-pastorale, tenue, en février dernier à Niamey, le Coordonnateur du Projet d’Appui au Développement Agricole de l’Irhazer, du Tamesna et de l’Aïr (Pada/Ita), Moussa Kabou, a, pour sa part, indiqué que le changement climatique a plusieurs effets sur tout ce qui concerne la vie, animale et végétale.

« Suite à ces changements climatiques, nous enregistrons des pertes importantes en eau par évaporation, l’infertilité des sols dénudés par des vents violents, le manque des eaux de pluies, bref, les effets négatifs sont nombreux ».

M. Kabou a toutefois noté que la culture de la luzerne a été un effet positif des changements climatiques au Niger. En effet, c’est suite aux méfaits de ce changement que la culture de la luzerne a été introduite, promue et soutenue dans le projet au niveau de la région d’Agadez.

"Cette luzerne vient beaucoup en aide aux éleveurs, surtout en période de soudure. Pour moi, c'est un impact positif de ce changement climatique, sans lequel cette filière ne se serait pas développée", a estimé M. Kabou.

Il a ajouté que pour atteindre les objectifs de l’I 3N, et notamment celui de faim zéro en 2021, il faut nécessairement promouvoir l’irrigation.

«Nous nous en réjouissons que les autorités nigériennes accordent une place de choix à ce système de production qui est notre cheval de bataille. Au Projet Irhazer, nous sommes convaincus qu’à travers cette maîtrise d’eau, on peut efficacement atteindre l’objectif que se sont assignées les autorités de la 7ème République».

Selon le coordonnateur, le Projet Irhazer est aussi un projet d’intégration de l’agriculture à l’élevage, car les cultures fourragères nourrissent les animaux et les animaux sont des sources d’aliments et de revenus pour le Niger.


 

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