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Diversité de sujets dans les journaux camerounais

Les sujets traités par les journaux camerounais parus vendredi vont de la politique à l’économie en passant par la gouvernance et l’insolite.La campagne électorale pour les législatives et municipales du 9 février démarre samedi, rappellent sobrement Cameroon Tribune, Le Soir et The Guardian Post. Ce début des opérations de propagande, constate Mutations, intervient au moment où le financement public des partis politiques ne semble pas être au rendez-vous cette année.

À l’heure où les différents postulants à la députation ou dans les conseils municipaux s’apprêtent à aller à l’assaut des électeurs, le parlementaire Jean Simon Pierre Ongola, membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) met en garde contre la tentation de la corruption des voix, un phénomène considéré comme «une gangrène» dans le pays.

La preuve que le fléau fait de la résistance est apportée par Le Jour, qui se fait l’écho du dernier indice de perception de la corruption publié la veille par l’ONG Transparency International, dans lequel le pays est classé 153ème sur 180, en dégringolade de 13 places en 4 ans et loin du 145ème rang obtenu en 2016.

En dépit de cette réputation peu honorable, le pays, semblent répondre en écho Cameroon Tribune et Le Quotidien de l’Économie, continue de bénéficier d’une bonne réputation auprès des partenaires financiers à l’instar du Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lui octroyer une enveloppe de 44 milliards FCfa dans le cadre de l’accord au titre pour la facilité élargie de crédit (FEC), approuvé le 26 juin 2017.

Et parmi les acteurs de l’économie nationale qui défraient la chronique ces derniers jours à travers un conflit ouvert, se trouvent le président du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), Célestin Tawamba, qui dans une lettre incendiaire au président Paul Biya accuse le directeur général des Impôts, Modeste Mopa Fatoing, qu’il accuse de «dérives» diverses et de «comportement anti-entreprise», pointant aussi son «hostilité» affichée envers le monde des affaires.

Mais le fait, pour le patron des patrons, d’indexer ainsi un technocrate de haut vol a suscité une réaction courroucée d’Essingan, InfoMatin, Le Soir, Le Quotidien, L’Épervier, L’Œil du Sahel et Repères, qui en chœur désapprouvent une tentative de lynchage, M. Tawamba ayant selon eux clairement exigé le limogeage de son désormais ennemi intime.





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