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La Côte d’Ivoire, 1er pays ouest-africain à disposer d’un appareil médical qui traite plus de 50 maladies

Avec l’acquisition, par une polyclinique d’Abidjan, d’un caisson hyperbare (H-Séries – 3300H), appareil médical servant à traiter plus de 50 maladies notamment les lésions dues à la complication du diabète diabète et les AVC (Accidents vasculaires cérébraux), la Côte d’Ivoire devient le premier pays en Afrique de l’Ouest à disposer de cette offre technologique.Le caisson hyperbare, également appelé caisson de décompression ou  chambre hyperbare, est un appareil dans lequel un patient peut être  exposé à une pression supérieure à celle de l’atmosphère, ce qui permet  d’accroître l’oxygénation des tissus organiques.  

Interrogé,  le docteur Jérôme Poussard, médecin français au Centre hospitalier  universitaire (CHU) de Sainte Marguerite, à Marseille, en France,  explique que « le but du traitement, c’est d’amener de l’oxygène en très  grande quantité dans le sang, au niveau des tissus, ce qui va entraîner  une stimulation importante de la cicatrisation et la formation de  nouveaux vaisseaux ». 

L’oxygénothérapie  hyperbare, dira-t-il, a des vertus anti-infectieuses. Elle intervient  dans la prise en charge de l’Accident vasculaire cérébral,  où des  études en cours ont montré son efficacité sur cette maladie ; et joue le  rôle d’une suppléance des lésions et parties abîmées sur lesquelles  l’oxygène a manqué.  

Docteur Ismaël Koné (34  ans), le premier spécialiste ivoirien en médecine subaquatique et  hyperbare en Afrique de l’Ouest, souligne qu’avec cette offre  technologique médicale acquise par la polyclinique Farah, « on arrive à régler le problème de l’ischémie »,  qui est l’arrêt ou l’insuffisance de la circulation sanguine dans une  partie du corps ou un organe qui prive les cellules d’apport en oxygène.  Et ce, en régénérant les tissus.

Cette  pratique a une grande efficacité sur les lésions des pieds diabétiques  beaucoup fréquentes dans le pays. Selon le docteur Ismaël Koné, « ce  n’est pas le diabète qu’on soigne, mais ce sont les lésions dues à la  complication du diabète » chez le patient.   

Concernant  l’AVC, cependant, « on arrive aujourd’hui à régler le problème en  apportant assez d’oxygènes au cerveau, ce qui permet de le régénérer ».  En Côte d’Ivoire, les accidents vasculaires cérébraux font chaque année  plusieurs décès.  

L’AVC survient parfois à une  rupture d’un vaisseau, d’une artère ou d’une veine cérébrale lorsque le  cerveau n’est plus irrigué en oxygène. Avec cette technologie « on  arrive à donner au cerveau la quantité d’oxygène dont il a besoin,  permettant aux autres traitements de venir agir et favoriser une  récupération des facultés cérébrales », assure Dr Koné.   

Outre,  ces maladies, la médecine hyperbare permet d’apporter des solutions aux  problèmes des ulcérations, des plaies à cicatrisation difficile, la  prise des greffes et des pathologies diverses comme l’anxiété,  l’insomnie, la fatigue chronique, les brûlures et la surdité.  

L’oxygénothérapie  hyperbare permet par ailleurs « de nettoyer et détoxifer le corps, de  booster le système immunitaire, guérir des blessures, apaiser des  douleurs, traiter des blessures cutanées,  augmenter l’énergie, aider  les athlètes sportifs (à récupérer) et augmenter le focus ».

Une  cinquantaine de maladies peuvent être traitées « voire plus » avec ce  dispositif médical,  insinue-t-il, avant d’ajouter qu’ « il y a des  aspects de recherche très intéressants qu’on compte développer en Côte  d’Ivoire pour révolutionner la médecine ivoirienne », au niveau des  anémies sévères, des lésions post-traumatiques et la réduction des  crises de la drépanocytose.    

Grâce à cette  thérapie, « quelqu’un qui manque de sang, en attendant de pouvoir  trouver du sang pour lui transfuser, et quelque soit le taux  d’hémoglobine, il suffit de le mettre dans le caisson hyperbare et il  peut tenir le temps qu’on lui trouve du sang », a-t-il poursuivi.    

Jeudi  à Abidjan, cette polyclinique de référence internationale a signé un  protocole d’accord avec le groupe Paris Fondations (Hôpital Foch,  Fondation Rothshild et Hôpital Diaconesses), en vue d’échanger les  bonnes pratiques.     

La médecine hyperbare, en  Côte d’Ivoire, vient résoudre des problèmes de santé publique, car il  permet d’obtenir « un taux de survie et de guérison supérieur à 85% »,  ce qui devrait permettre de réduire ente autres, les amputations dans  les cas d’écrasement des membres, les artériopathies des patients  diabétiques, les frais d’hospitalisation et post-opératoires.  

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