Niamey, 20 janvier 2026 – Au lendemain d’une rencontre stratégique sur la sécurité des infrastructures publiques, le Niger franchit une nouvelle étape dans la prévention des risques technologiques. Le lundi 19 janvier 2026, le cabinet du ministre de la Santé a été le théâtre d’échanges cruciaux entre le Médecin colonel-major Garba Hakimi et une délégation de l’Agence nationale du contrôle des installations électriques internes (CONTROLEC).
Une mission de salubrité électrique
Reçue par le directeur général de l’agence, Manzo Diallo Mohamed Ali, et le président du conseil d’administration, Manzo Moctar Amadou, la délégation a présenté un document très attendu : le rapport de contrôle des installations électriques du ministère de la Santé. Par ailleurs, pour CONTROLEC, agence opérationnelle depuis septembre 2024, l’enjeu est de taille : garantir la sécurité des personnes et la protection des biens par une mise en conformité rigoureuse des dispositifs de basse tension.
Dans un contexte où les bâtiments publics sont souvent mis à rude épreuve, cette expertise s’avère vitale. Créée en février 2023, l’agence s’impose désormais comme le gendarme de la conformité électrique intérieure, veillant à ce que chaque câble et chaque disjoncteur respectent les normes de sécurité en vigueur.

Priorité aux hôpitaux et centres de santé
L’un des points forts de cette audience a été la volonté partagée de porter cet effort de sécurisation au cœur même du dispositif de soins national. En conséquence, la délégation de CONTROLEC a exprimé le souhait d’étendre ses opérations de contrôle aux structures hospitalières, une proposition immédiatement validée par le ministre Garba Hakimi.
Le Médecin colonel-major a d’ailleurs fixé des priorités claires. Le déploiement devra cibler en urgence :
- Les quatre nouveaux hôpitaux du district de Niamey.
- Les centres de santé intégrés (CSI), piliers de la santé de proximité.
Prévenir le risque avant la crise
Enfin, l’urgence de cette collaboration n’est pas fortuite. L’approche de la période de fortes chaleurs au Niger est traditionnellement synonyme d’une augmentation des incidents électriques liés à la surcharge des réseaux et à la surchauffe des installations. C’est pourquoi, en agissant dès maintenant, le ministère et CONTROLEC font le choix de la prévention active plutôt que celui de la gestion de crise.
Cette mission sera conduite en étroite collaboration avec les services techniques du ministère de la Santé. L’objectif final est ambitieux mais nécessaire : renforcer durablement la sécurité des infrastructures sanitaires afin que soignants et patients puissent évoluer dans un environnement protégé de tout risque de court-circuit ou d’incendie d’origine électrique.




