Au Mali, le palais de Koulouba a pris jeudi des airs de quartier général militaire. Le président du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu le commandant de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une rencontre clé qui marque une étape décisive dans l’opérationnalisation de cette nouvelle armée régionale de 6 000 hommes.
C’est une audience hautement symbolique qui s’est tenue le 29 janvier à Bamako. En effet, le général de brigade Daouda Traoré, récemment porté à la tête de la Force unifiée de l’AES (FU-AES), est venu rendre compte de sa mission au chef de l’État malien.

Six mille hommes prêts au déploiement
Au cœur des échanges : l’état de préparation de cette force qui regroupe les contingents du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Le général Traoré a présenté un compte rendu détaillé des dispositifs déjà en place. Avec un effectif annoncé de 6 000 hommes, cette unité interarmées a pour mission de briser les frontières militaires pour traquer les groupes armés terroristes qui endeuillent le Sahel.
Par ailleurs, le commandant de la force a tenu à remercier le général Goïta pour sa confiance, tout en soulignant les efforts logistiques et humains déjà déployés pour structurer cette unité inédite. En plus, l’objectif demeure inchangé : assurer la stabilité d’un espace sahélien en pleine reconfiguration géopolitique.

Des orientations claires de la part de Bamako
De son côté, le président de la transition malienne a salué les « progrès réalisés ». Mais au-delà des félicitations, le général Assimi Goïta a surtout tracé la feuille de route pour les semaines à venir. Il a aussi donné des orientations strictes pour accélérer la concrétisation des objectifs sur le terrain.
Pour les autorités de l’AES, l’enjeu est double : prouver l’efficacité de cette force face à la menace sécuritaire et démontrer que l’Alliance peut assurer sa propre défense de manière autonome, loin des schémas de coopération traditionnels avec les puissances occidentales.




