Depuis le 6 février 2026, une importante délégation nigérienne conduite par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine séjourne au Tchad. Entre diplomatie et traditions, le Niger s’impose au cœur de la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA) à Amdjarass.
Ouvert ce week-end dans le nord-est du pays, le festival met à l’honneur le Niger, désigné « Pays invité d’honneur ». La présence du Premier ministre, accompagnée d’une délégation de haut rang, dépasse le cadre folklorique pour réaffirmer l’unité de l’espace saharien et la solidité des liens entre Niamey et N’Djamena.
Arrivé vendredi dernier dans la capitale tchadienne avant de rejoindre les sables d’Amdjarass, Ali Mahamane Lamine Zeine n’est pas venu en simple observateur. Aux côtés du ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Aghaichata Guichene Atta, du Colonel-Major Karimou Hima, conseiller technique du Chef de l’État ainsi que du ministre de la Refondation, il porte la voix d’un Niger pleinement engagé dans ce rendez-vous majeur de la région saharienne.


Le Niger, invité d’honneur d’un Sahel qui se raconte
En tant qu’invité d’honneur de cette édition 2026, le Niger ne s’est pas contenté d’une présence protocolaire. Pour Niamey, Amdjarass est une tribune pour réaffirmer son engagement en faveur de la promotion des cultures sahariennes et du développement d’un tourisme durable.
Ainsi , Lors du lancement officiel le samedi 7 février, les officiels ont privilégié le thème de la « refondation » des valeurs sociales, un sujet prioritaire pour les autorités nigériennes. La présence du ministre burkinabè de la Culture aux côtés de ses paires tchadiens et nigériens a également donnée à l’événement une dimension régionale, rappelant la convergence des pays de l’espace saharien sur les enjeux identitaires.


Entre traditions millénaires et diplomatie de proximité
La deuxième journée du festival, le dimanche 8 février, a été marquée par l’une des épreuves les plus emblématiques du désert : la course de dromadaires. En effet, réunissant des participants venus de treize pays africains, cette compétition a non seulement mis en lumière le savoir-faire local, mais aussi la robustesse des dromadaires tchadiens, véritables symboles de résilience dans cet environnement aride.
Par la suite, dans l’après-midi, la délégation a parcouru les allées du Village artistique du FICSA. Ainsi, la visite des stands a permis de découvrir la richesse de l’artisanat saharien, allant des bijoux touaregs aux cuirs travaillés, qui constituent de véritables leviers économiques pour les populations nomades.

De plus, pour le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, cette immersion représente un signal fort : celui d’un Niger fier de son patrimoine et prêt à transformer sa diversité culturelle en un outil de rayonnement diplomatique et de stabilité régionale.
Enfin, à travers sa participation active au FICSA 2026, Niamey réaffirme son ambition : faire de la culture le ciment d’une coopération régionale renouvelée, où le tourisme et les valeurs sociales servent de remparts contre l’instabilité.




