À Dosso, le mois de Ramadan rime cette année avec surveillance des étals. Ce mercredi 18 février 2026, l’administrateur délégué de la commune urbaine, Ibrahim Moussa Kouré, a parcouru le marché central pour évaluer l’évolution des prix des produits de première nécessité.
Dans une période marquée par une hausse de la demande et des tensions récurrentes sur certains produits alimentaires, la municipalité a décidé d’agir. Objectif affiché : éviter les flambées spéculatives et protéger les ménages les plus fragiles.
Au fil des allées du marché, l’administrateur a échangé avec commerçants et consommateurs. Les discussions ont porté sur l’approvisionnement, les coûts de transport et les marges appliquées.
Dans ce contexte, la mairie a annoncé la mise en place de prix plafonds applicables pendant toute la durée du Ramadan. Une mesure présentée comme temporaire mais nécessaire pour éviter les excès.
Les tarifs fixés sont les suivants :
Oignon : 1 000 F la mesure
Sucre : 600 F le kilo ou petit paquet ; 1 200 F le grand paquet.
Pomme de terre : 600 F
Viande avec os : 2 500 F
Viande sans os : 3 000 F
Casier d’œufs : 2 750 F
Ces plafonds visent à maintenir un équilibre entre la rémunération des commerçants et la capacité d’achat des familles.
Produit très consommé durant le Ramadan, le moringa – appelé localement « kopto » – fait l’objet d’un dispositif spécifique. Sa vente a été temporairement déplacée vers la mairie, où elle est encadrée par les agents municipaux.
Le prix a été fixé à 500 F afin d’éviter toute spéculation sur ce produit prisé pour ses qualités nutritionnelles.
Cette centralisation inhabituelle illustre la volonté des autorités locales de contrôler étroitement certains produits jugés sensibles pendant la période de jeûne.
Au-delà de l’annonce des prix, le message adressé aux commerçants est clair : faire preuve de modération. L’administrateur délégué a appelé les vendeurs à éviter toute hausse abusive et à participer à l’effort collectif.
Dans un contexte national où le pouvoir d’achat demeure une préoccupation majeure, ces mesures locales traduisent une tentative de régulation à l’échelle municipale.
Reste la question du suivi. La réussite de ces plafonds dépendra de leur application effective et du contrôle exercé par les services municipaux.
Le Ramadan modifie les habitudes de consommation. Les achats augmentent, notamment en produits alimentaires de base. Cette pression peut favoriser des tensions sur les prix.
À Dosso, la municipalité mise sur la proximité et le dialogue pour prévenir les dérives. La tournée de l’administrateur au marché, au-delà de son aspect symbolique, vise à rappeler que l’autorité locale reste attentive aux réalités quotidiennes des habitants.
En toile de fond, c’est une question d’équilibre social : permettre aux familles de vivre ce mois sacré dans la dignité, sans que les contraintes économiques ne viennent en ternir l’esprit.
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