Dans la cour de la gouvernance d’Agadez, les dons se sont accumulés jeudi 19 février 2026 : enveloppes, sacs de riz, tonnes de sucre et de pâtes alimentaires. Au total, 6 373 550 francs CFA, en espèces et en nature, ont été remis au profit du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).
La réception officielle a été assurée par le Secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires, dont le Sultan de l’Aïr, Oumarou Ibrahim Oumarou, président du comité régional d’information et de mobilisation pour le FSSP. Au-delà des chiffres, c’est une dynamique collective qui se dessine dans le nord du pays.
La liste des contributeurs reflète la diversité du tissu social d’Agadez.
Des entreprises, des associations, des transporteurs, des établissements scolaires et même des villages entiers ont pris part à l’effort. Les montants varient : de 10 000 francs pour une contribution familiale à plus de 2 millions pour certaines structures organisées.
Parmi les dons enregistrés :
Additif GS-NESMO : 2 300 000 F CFA
Ichirfane Ba-Assalam: 1 000 000 F CFA
Chauffeurs gros porteurs axe Agadez–Assamaka : 335 000 F CFA
Personnel de la société laitière Madara Rahama : 200 000 F CFA
Personnel et élèves de l’EMAIR : 133 000 F CFA
Plusieurs villages (Tiguidit, Zargaw, Bourgoutane, Echkar, Inébizguine) ayant contribué à l’occasion d’événements communautaires
À cela s’ajoute un don important en vivres, estimé à 3 560 000 F CFA, composé de 2,5 tonnes de sucre, 2,5 tonnes de riz et une tonne de pâtes alimentaires, offert par le PDG d’une société de concassage.
Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie a été mis en place pour soutenir les efforts nationaux dans un contexte sécuritaire et économique exigeant. Il repose en grande partie sur la participation volontaire des citoyens, des entreprises et des collectivités.
À Agadez, région stratégique et carrefour sahélien, la mobilisation revêt une dimension particulière. Frontalière de zones sensibles, la région incarne à la fois les défis et la résilience du Niger.
La présence du Sultan de l’Aïr à la cérémonie illustre cette convergence entre autorité traditionnelle et administration moderne. Elle témoigne d’une volonté d’inscrire l’effort dans la continuité des valeurs communautaires.
Si le total de plus de six millions de francs CFA retient l’attention, l’essentiel se trouve ailleurs : dans la participation collective.
Des scolaires du village d’Inwajir aux transporteurs de l’axe Agadez–Assamaka, en passant par des cotisations internes d’entreprises, la contribution traduit un sentiment d’appartenance et de responsabilité partagée.
Cette diversité des donateurs montre que l’engagement ne relève pas uniquement des grandes structures économiques, mais aussi de la base sociale.
La cérémonie de ce 19 février pourrait servir d’exemple pour d’autres régions. Elle montre qu’une mobilisation coordonnée entre autorités administratives, leaders traditionnels et acteurs économiques est possible.
Reste à savoir si cet élan s’inscrira dans la durée. À Agadez, en tout cas, le message est clair : face aux défis, la réponse passe par la solidarité.
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