NIAMEY, 12 octobre 2026 — Le Niger a lancé, ce lundi matin, la construction d’une unité industrielle destinée à produire localement des tenues pour ses forces armées. Le projet, évalué à 3,89 milliards de FCFA, doit être réalisé en quinze mois dans le quartier Saguia, sur la rive droite du fleuve Niger.
La cérémonie de pose de la première pierre de l’Unité de confection de tenues militaires (UCTM) marque une nouvelle étape dans la stratégie de Niamey visant à réduire sa dépendance aux importations de matériel militaire. La Direction centrale de l’intendance militaire porte le projet, tandis que le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la Patrie (FSSP) en assure le financement. Le groupement d’entreprises Made in Africa/AGEPRO a reçu la mission de le réaliser.
Le site s’étendra sur 9 300 mètres carrés, le long de la route de Say. Une fois opérationnelle, l’unité devra produire 150 000 pièces par an, notamment des uniformes, des tenues de combat, des tenues de service et des accessoires textiles destinés aux Forces armées nigériennes et aux forces de défense et de sécurité.
Le projet devrait également créer entre 280 et 400 emplois directs dans la production. Les autorités présentent cette dimension comme un levier de développement économique, capable de stimuler les compétences locales dans l’industrie textile et la confection.
L’objectif central du projet consiste à rapprocher la production des besoins des forces de sécurité. En fabriquant une partie de ses équipements sur le territoire national, le Niger entend renforcer son autonomie logistique et limiter les coûts liés aux achats extérieurs.
L’UCTM devra aussi doter le pays d’une infrastructure industrielle moderne, adaptée aux exigences techniques des tenues militaires. Les autorités espèrent ainsi sécuriser l’approvisionnement des unités déployées sur le terrain, dans un contexte où la disponibilité rapide du matériel demeure un enjeu opérationnel.
Par ailleurs, le chantier incarne la volonté affichée de Niamey de développer des capacités productives nationales. Sa réalisation devra toutefois respecter le calendrier annoncé et répondre aux normes de qualité exigées par les forces armées.
Les prochains quinze mois détermineront si cette ambition se transforme en une capacité industrielle durable, au service des forces de sécurité et de l’économie nigérienne.
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