Burkina : Les détails du plan d'assassinat du Capitaine Traoré - Journal du Niger



Burkina : Les détails du plan d’assassinat du Capitaine Traoré

Le Burkina Faso a frôlé le chaos dans la nuit du 3 janvier 2026. Dans une déclaration solennelle diffusée le…

Le Burkina Faso a frôlé le chaos dans la nuit du 3 janvier 2026. Dans une déclaration solennelle diffusée le 6 janvier sur la télévision nationale, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a révélé les détails d’un plan d’assassinat visant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Cette tentative de déstabilisation, orchestrée depuis l’ombre, visait à décapiter le sommet de l’État et à neutraliser les capacités stratégiques du pays.

 

Une opération nocturne millimétrée

 

Les révélations du ministre décrivent un scénario d’une violence extrême. L’assaut devait débuter précisément à 23 heures. Les comploteurs envisageaient deux options pour éliminer le chef de l’État : un assassinat à bout portant ou l’usage d’explosifs placés directement à son domicile.

Mais l’ambition des assaillants ne s’arrêtait pas là. Le plan prévoyait une réaction en chaîne :

  • L’élimination ciblée de plusieurs personnalités militaires et civiles de premier plan.
  • La neutralisation stratégique de la base de lancement des drones, pièce maîtresse de la lutte antiterroriste actuelle.
  • Une phase finale consistant à faciliter l’entrée des forces extérieures pour une opération terrestre de grande envergure.

 

L’ombre de l’ex-président Damiba et des financements extérieurs

 

Selon les preuves présentées par Mahamadou Sana, ce projet criminel aurait été conçu par l’ancien président Henri Damiba. Ce dernier aurait mobilisé un réseau composé de militaires et de civils, soutenu par des moyens financiers conséquents provenant de l’étranger.

L’enquête pointe notamment du doigt des flux financiers en provenance de la Côte d’Ivoire. Un dernier transfert d’environ 70 millions de FCFA aurait été tracé, destiné à la logistique du carburant pour cette tentative de putsch sanglant. Ces révélations soulignent une fois de plus la complexité des menaces auxquelles fait face la transition burkinabè, mêlant trahisons intérieures et ingérences régionales.

 

Un pouvoir sous protection populaire et technologique

 

Ce n’est pas la première fois que le Capitaine Ibrahim Traoré est la cible de tels projets. Depuis trois ans, son engagement pour la souveraineté totale du Burkina Faso lui vaut une opposition féroce de la part de réseaux d’intérêts menacés. Cependant, chaque tentative a jusqu’ici échoué grâce à la vigilance accumulée des services de renseignement et au soutien massif de la population.

Le ministre de la Sécurité a tenu à rassurer les Burkinabè : la situation est totalement sous contrôle. Les enquêtes se poursuivent activement et plusieurs arrestations ont déjà eu lieu afin que tous les complices répondent de leurs actes devant la justice.

 

Appel à la vigilance patriotique

 

Malgré cet échec des putschistes, le gouvernement appelle les citoyens à ne pas baisser la garde. Mahamadou Sana a exhorté la population à rester vigilante et à dénoncer toute tentative d’embrigadement dans des projets visant à saboter la marche du pays vers son développement.

Dans ce climat de tension, le Capitaine Traoré semble plus que jamais déterminé à poursuivre sa politique de refondation, portée également par un peuple qui voit dans chaque complot déjoué une preuve supplémentaire de la nécessité de protéger sa souveraineté.

 

Vers une escalade diplomatique en Afrique de l’Ouest

 

Les révélations du ministre Mahamadou Sana ne manqueront pas de provoquer une onde de choc au-delà des frontières du Burkina Faso. En pointant directement du doigt des flux financiers provenant de la Côte d’Ivoire et en impliquant des réseaux liés à l’ex-président Damiba, Ouagadougou durcit le ton vis-à-vis de ses voisins de la sous-région.

D’ailleurs, cette situation risque d’accentuer la fracture au sein de l’Afrique de l’Ouest pour trois raisons majeures :

  • Une crise de confiance accumulée : L’évocation de transferts de fonds (70 millions de FCFA) depuis l’étranger renforce le sentiment de « complot extérieur » souvent dénoncé par les autorités de la Transition. Cela pourrait geler durablement les canaux de dialogue diplomatique avec Abidjan.
  • La surveillance accumulée des frontières : l’implication de « forces extérieures » dans le plan déjoué pourrait aussi conduire à un contrôle encore plus strict des mouvements de biens et de personnes aux frontières ivoiro-burkinabè, impactant généralement les échanges économiques.

En conclusion, ces révélations transforment une affaire de sécurité intérieure en un dossier diplomatique brûlant. Le Burkina Faso semble désormais privilégier une stratégie de « forteresse souveraine », où la méfiance envers certains voisins devient un axe central de sa politique étrangère.

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