Une opération menée par les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la région de Diffa a permis de neutraliser plusieurs dizaines d’éléments armés affiliés au groupe MPLJ, actif dans le bassin du lac Tchad. Un coup dur porté à une organisation qui cherchait à renforcer sa présence dans une zone déjà fragilisée par des années d’insécurité.
Une opération ciblée dans un contexte de pression sécuritaire
La région de Diffa reste l’un des principaux théâtres de la lutte antiterroriste au Niger. Confrontées à des incursions répétées de groupes armés non étatiques, les Forces de défense et de sécurité poursuivent une stratégie de harcèlement et de démantèlement des cellules actives.
Selon des sources sécuritaires, une récente opération a permis de mettre hors d’état de nuire environ une trentaine de combattants appartenant au MPLJ, un groupe armé dont les activités visent à perturber la stabilité locale et à imposer par la violence son influence sur certaines zones rurales.
Le MPLJ, une menace sous surveillance
Peu connu du grand public, le MPLJ figure parmi les groupes armés surveillés par les services de sécurité pour ses tentatives de structuration et de recrutement dans le sud-est nigérien. Son leadership, attribué à Moussa Kounai, ferait l’objet d’un suivi particulier, notamment en raison de soupçons de coordination à distance et de soutiens extérieurs.
Les autorités nigériennes estiment que l’élimination de ces combattants constitue un coup d’arrêt significatif aux ambitions opérationnelles du groupe dans la région de Diffa, sans pour autant relâcher la vigilance.

Une pression militaire maintenue
Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation du territoire, alors que les FDS multiplient les patrouilles, les opérations de ratissage et le renseignement de proximité. L’objectif affiché reste inchangé : protéger les populations civiles, sécuriser les axes stratégiques et empêcher toute reconstitution de groupes armés.
Sur le terrain, les forces engagées continuent de faire face à des conditions difficiles, dans un environnement marqué par la mobilité des groupes armés et la porosité des frontières.
Résilience des populations et enjeu de stabilité durable
À Diffa, les populations civiles, éprouvées par des années de violences et de déplacements forcés, demeurent au cœur des préoccupations sécuritaires et humanitaires. Ainsi, les autorités appellent à renforcer l’articulation entre action militaire, soutien aux communautés locales et programmes de stabilisation.
Si cette opération marque une victoire tactique, elle rappelle aussi que la lutte contre l’insécurité dans le bassin du lac Tchad reste un combat de long terme, nécessitant constance, coordination régionale et résilience collective.




