
Dans une escalade de violence dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), le groupe rebelle M23 a perpétré une attaque meurtrière, laissant au moins 19 personnes mortes et 27 autres blessées.
L’attaque a eu lieu à Mweso, une ville ciblée par les rebelles du M23 qui ont lâché des bombes de mortier sans discernement. En effet, cette nouvelle vague de violence souligne la menace persistante que représente le groupe rebelle, particulièrement actif dans la partie Est de la RDC.
Le lieutenant-colonel Guillaume N’djike Kaïko, porte-parole de l’armée, a confirmé l’implication du M23, ajoutant une dimension politique en précisant que cette attaque était une réponse à l’accord de paix de 2009 que le groupe estime n’avoir pas été appliqué par le gouvernement.
Le M23, connu pour avoir pris le contrôle de Goma il y a dix ans, intensifie ses attaques, comme le soulignent des rapports des experts de l’ONU de l’année dernière. Ces rapports mettent également en évidence une augmentation significative du territoire contrôlé par le M23, provoquant le déplacement massif de la population.
Cette situation sécuritaire préoccupante dans l’est du Congo a été un enjeu central lors de la récente élection présidentielle. Le président congolais Félix Tshisekedi, réélu, avait promis de mettre fin à la violence, mais la réalité sur le terrain semble contredire ces engagements.
Le président Tshisekedi a accusé le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, alimentant les tensions diplomatiques. Cependant, le Rwanda nie catégoriquement ces allégations, malgré des liens établis par des experts de l’ONU.
Dans ce contexte tendu, la population de l’est du Congo reste vulnérable, confrontée à une violence croissante et à des déplacements forcés, défiant les espoirs d’une stabilité retrouvée.



