À Niamey, les plaques de rues racontent désormais une histoire. Mardi 17 février 2026, la Ville a officiellement rebaptisé la Rue NB 62, qui porte désormais le nom de Rue Tondo Djalley. Un geste symbolique, mais lourd de sens, dans un contexte où les autorités entendent renforcer l’ancrage des valeurs culturelles et historiques dans l’espace urbain.
La cérémonie a été présidée par l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, en présence de responsables administratifs et de riverains venus assister à l’événement.
Changer le nom d’une rue peut sembler anodin. Pourtant, dans une capitale en pleine mutation, ces décisions participent à la construction d’une mémoire collective. En choisissant d’honorer Tondo Djalley, la municipalité entend inscrire durablement dans le paysage urbain le souvenir d’une personnalité dont l’engagement a marqué l’histoire locale.
À travers cette démarche, la Ville de Niamey affirme sa volonté de faire de l’espace public un lieu de transmission. Les plaques deviennent ainsi des repères culturels, rappelant aux habitants les figures qui ont contribué à façonner l’identité nationale.
Ce baptême s’inscrit dans un programme plus large de dénomination des voies publiques, engagé dans le cadre de la politique de refondation prônée par les plus hautes autorités du pays. L’objectif affiché est clair : valoriser les références culturelles et historiques nationales, tout en renforçant le sentiment d’appartenance.
Pour les autorités municipales, il ne s’agit pas seulement de remplacer des codes administratifs par des noms propres. Il est question de redonner du sens aux espaces de vie quotidienne et de créer un lien entre passé et présent.
Dans de nombreuses capitales africaines, la question des noms de rues dépasse la simple signalisation. Elle interroge la mémoire, l’héritage et la place accordée aux figures locales dans l’histoire officielle.
À Niamey, la transformation de la Rue NB 62 en Rue Tondo Djalley illustre cette volonté de rééquilibrage symbolique. Elle rappelle que la ville n’est pas seulement un lieu d’habitation, mais aussi un espace de mémoire et d’expression culturelle.
En gravant un nom dans la pierre et sur les plaques métalliques, la municipalité fait le choix d’inscrire une trajectoire individuelle dans le patrimoine collectif. Un acte discret, mais porteur d’une ambition plus large : transmettre aux générations futures les repères de leur identité.
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