Niamey, 9 janvier 2026 – Le paysage administratif du secteur agropastoral nigérien s’apprête à faire un bond qualitatif majeur. Sous l’égide du Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, la capitale a accueilli le 6 janvier la cérémonie officielle de pose de la première pierre de la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) et de la réhabilitation-extension de la Direction Générale du Développement Pastoral (DGDP/PIA). Un chantier ambitieux qui promet de révolutionner l’efficacité des services dédiés aux éleveurs.

Un pôle administratif d’excellence pour le pastoralisme
Accompagné de son homologue de l’Urbanisme et de l’Habitat, ainsi que des autorités administratives de la région de Niamey, le ministre a lancé des travaux qui visent bien plus que la simple érection de murs. Il s’agit de la création d’un véritable centre névralgique pour le secteur.
Par ailleurs, le projet prévoit le regroupement des services stratégiques de la DGSV et de la DGDP/PIA sur un même site. Cette proximité géographique est pensée pour offrir toutes les commodités d’une administration moderne : un gain de temps précieux pour les usagers, une mutualisation optimisée des moyens logistiques et la mise en place d’un système d’information performant.

Un investissement de 700 millions de FCFA soutenu par la Banque Mondiale
Ce projet d’envergure ne sort pas de terre par hasard. Il est le fruit d’une coopération étroite avec la Banque Mondiale, qui finance aussi l’intégralité des travaux via le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS 2). De plus, le coût total de l’opération s’élève à près de 700 millions de FCFA, avec un calendrier de réalisation serré prévu sur une durée de huit mois.
En outre , le PRAPS II réaffirme ici sa mission de pilier du développement sahélien en renforçant les infrastructures publiques essentielles à l’amélioration des services vétérinaires et à la promotion durable des filières animales.

L’élevage : vers une conformité aux standards internationaux
Pour le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, cette initiative répond à une nécessité de mise aux normes. « Le renforcement des capacités techniques de nos services et leur mise en conformité avec les exigences d’une administration moderne ont motivé ces travaux », a-t-il souligné lors de son discours.
En modernisant ses outils de régulation et de soutien au pastoralisme, le Niger envoie ainsi un signal fort à ses communautés pastorales et agro-pastorales : l’État s’engage à leurs côtés pour garantir la sécurité sanitaire du cheptel et la prospérité économique du secteur.

Un engagement territorial fort
En somme, la Ville de Niamey, témoin et partenaire de cet événement, a profité de l’occasion pour réaffirmer son soutien indéfectible aux projets structurants du pays. Cet engagement commun entre le gouvernement central et les autorités régionales est le gage d’un développement économique et social harmonieux pour l’ensemble de la nation nigérienne.




