Le ministre du Commerce et de l’Industrie a multiplié les étapes dans la cité minière ce jeudi 12 février. Entre inauguration agricole pour la jeunesse et inspection des stocks céréaliers, l’enjeu est double : assurer l’autonomie alimentaire et désamorcer la précarité sociale.
Dans le désert de l’Aïr, l’économie ne se joue plus seulement sous terre, mais aussi à la surface. En mission de travail ce jeudi 12 février 2026 à Agadez, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a déployé un agenda centré sur l’urgence de la production locale. Accompagné d’un cortège de haut rang, dont le gouverneur, le général de division Ibra Boulama Issa, et le sultan de l’Aïr, le ministre a voulu marquer la proximité entre l’État central et les périphéries du pays.

Tassakantalam : le maraîchage comme rempart à la précarité
Par ailleurs, l’étape phare de cette journée s’est déroulée à Tassakantalam, dans la commune urbaine d’Agadez. Là, un nouveau périmètre maraîcher a été officiellement lancé. Destiné prioritairement aux jeunes de la région, ce projet ne se veut pas seulement agricole ; il est aussi une réponse politique au chômage et à l’exode.
Financée par la coopération italienne et orchestrée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cette initiative baptisée « IDDEE JEUNE » illustre la nouvelle stratégie de développement local : transformer des zones arides en bassins de production. Ana Fonseca, cheffe de mission de l’OIM au Niger, a d’ailleurs reçu les hommages des structures de jeunesse locales pour cet appui jugé déterminant dans l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables.

L’ombre du Ramadan et la sécurité alimentaire
Au-delà de l’insertion professionnelle, le ministre Seydou a tourné son regard vers les étals. À quelques encablures du mois sacré de Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte pression sur les prix, la visite des entrepôts de l’Office des produits vivriers du Niger (OPVN) d’Agadez a pris des airs d’inspection stratégique.
Face aux stocks de céréales et de denrées de première nécessité, le membre du gouvernement a affiché une sérénité prudente. En fait, pour les autorités nigériennes, l’enjeu est de taille : éviter toute rupture d’approvisionnement et contenir l’inflation dans une région où les circuits logistiques restent fragiles.
En s’assurant de la disponibilité des vivres sous l’œil vigilant du Sultan Oumarou Ibrahim Oumarou, garant de la stabilité sociale, Abdoulaye Seydou rappelle aussi que la souveraineté alimentaire reste le socle de la paix civile en cette période de transition.




