fin de cavale d'un « faux facilitateur » à Gaya - Journal du Niger

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fin de cavale d’un « faux facilitateur » à Gaya

C'est un mode opératoire bien connu des voyageurs du Sahel, mais qui a fini par se heurter à la vigilance…

C’est un mode opératoire bien connu des voyageurs du Sahel, mais qui a fini par se heurter à la vigilance des autorités. Ce dimanche 22 février 2026, la Police Nationale a mis fin aux agissements d’un individu qui rançonnait les passagers à destination du Bénin, sous couvert de « frais de passage » imaginaires à Gaya.

 

Gaya, porte d’entrée stratégique du Niger vers le Bénin et le port de Cotonou, est souvent le théâtre d’une effervescence économique où se mêlent commerçants, transporteurs et voyageurs. Mais dans cette zone de transit, l’opportunisme criminel n’est jamais loin.

L’affaire, qui secoue la ville frontale depuis 48 heures, met en lumière un phénomène d’escroquerie qui entache la réputation des forces de l’ordre et fragilise la sérénité des usagers de la route.

Un scénario bien huilé : le racket par l’intimidation

Tout commence à bord d’un autocar de transport de voyageurs en provenance de Dosso. Parmi les passagers, un homme se distingue par son assurance et son discours alarmiste. Sa méthode consiste à convaincre les voyageurs, souvent peu informés des procédures administratives, que le passage de la frontière dépend du paiement d’une “taxe occulte” destinée à la police.

Jouant sur la peur du contrôle et l’envie de ne pas perdre de temps, l’escroc collectait ainsi des sommes d’argent en prétendant agir comme un intermédiaire indispensable. Mais ce dimanche, le château de cartes s’est effondré.

Le coup de filet de la Police de Gaya

Grâce à des signaux courageux et une coordination rapide, les agents de la Police Nationale ont procédé à l’interpellation de l’individu directement à bord du bus.

« Il utilisait le mensonge et l’intimidation pour soutenir les économies des citoyens qui ne cherchaient qu’à voyager en règle », confie une source proche du dossier.

Plusieurs victimes, soulagées de l’intervention des autorités, ont formellement identifié l’escroc et décrit un climat de pression psychologique exercé pendant le trajet.

Un signal fort pour le corridor Niger-Bénin

Cette arrestation n’est pas qu’un simple fait divers. Elle intervient dans un contexte où les autorités nigériennes cherchent à assainir les axes routiers pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens. En débusquant ce « passager de mauvaise foi », la police envoie ainsi un message clair : aucune complicité entre les forces de l’ordre et ces racketteurs de grand chemin n’est tolérée.

La Police Nationale a d’ailleurs profité de cette saisie pour rappeler une règle d’or : aucun frais de passage ne doit être versé à un civil. Tout paiement officiel fait l’objet d’une quittance dans les bureaux dédiés.

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