Près de trois semaines après l’éruption du puits Goumeri W-8, dans la région de Diffa, le gouvernement nigérien renforce sa présence sur le terrain. Ce mercredi 14 octobre 2026, les ministres du Pétrole et de l’Environnement ont rejoint le bloc pétrolier d’Agadem avec leurs équipes techniques et des experts algériens pour évaluer les dégâts et coordonner les mesures destinées à sécuriser les installations. Cette visite intervient alors que les équipes poursuivent leurs efforts pour contenir le pétrole brut et réduire les conséquences environnementales de l’incident.
Une mission gouvernementale au cœur des opérations
Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, conduit cette mission aux côtés de son homologue de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le colonel Abdoulaye Maizama. Le gouverneur de Diffa, le général de division Ibrahim Bagadoma, ainsi que des autorités locales du Manga participent également à ce déplacement.
La présence conjointe des responsables des secteurs pétrolier et environnemental traduit la nécessité de traiter simultanément les risques industriels et les éventuelles conséquences sur les milieux naturels. Les autorités doivent notamment apprécier l’état de la plateforme endommagée, examiner les dispositifs de confinement et vérifier l’application des mesures de sécurité.
Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des actions engagées depuis le 25 septembre, date à laquelle le puits Goumeri W-8, exploité par CNPC Niger Petroleum S.A., a connu une éruption marquée par des projections de pétrole brut et de gaz.
Pour renforcer les capacités d’intervention, le gouvernement a fait appel à des spécialistes de Sonatrach, la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures. Leur mission consiste à apporter un appui technique aux équipes mobilisées et à contribuer à l’identification des solutions permettant de reprendre durablement le contrôle du puits.
Selon le ministère du Pétrole, le déplacement doit également marquer le déploiement coordonné des équipes techniques et la mise en œuvre des mesures conservatoires. Celles-ci visent à sécuriser la plateforme dégradée, à maîtriser les écoulements de pétrole et à limiter les répercussions sur les sols et les ressources environnantes.
L’intervention exige une évaluation précise des installations, notamment parce que les puits Goumeri W-3 et W-4 se trouvent sur la même plateforme. Leur intégrité constitue donc un enjeu supplémentaire pour les opérations de sécurisation.
Dans son communiqué du 12 octobre, le ministère avait indiqué que les écoulements étaient circonscrits, alors que l’éruption se poursuivait à une intensité moindre. Cette évolution ne signifiait pas pour autant la fin de l’incident. Les opérations doivent donc se poursuivre jusqu’à la sécurisation complète du site et à l’arrêt de l’éruption. En parallèle, les autorités entendent limiter la dispersion des hydrocarbures et préserver les installations voisines.
Les résultats de cette mission permettront de mieux apprécier l’ampleur des dégâts et les mesures encore nécessaires. À ce stade, le gouvernement n’a annoncé aucune date définitive pour la fin des opérations. La priorité reste la maîtrise du puits Goumeri W-8, la protection de l’environnement et la réduction des risques pour les travailleurs comme pour les populations riveraines.
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