Alger, 31 mars 2026 – À mesure que la transformation numérique redessine les équilibres économiques mondiaux, les pays africains s’organisent pour ne pas rester en marge de cette révolution. À Alger, le forum Global Africa Tech s’impose comme une plateforme stratégique où se discutent les contours d’une souveraineté numérique africaine. Parmi les participants, le Niger affiche ses ambitions : renforcer ses infrastructures et accélérer son intégration dans l’économie digitale du continent.
Conduite par le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’information, Adji Ali Salatou, la délégation nigérienne prend part à cet événement continental placé sous le patronage du président Abdelmadjid Tebboune. Ainsi, cette participation traduit une volonté politique d’inscrire le Niger dans les dynamiques numériques africaines en pleine mutation.

Une Afrique en quête de souveraineté numérique
Organisé par les autorités algériennes, ce rendez-vous rassemble décideurs publics, entreprises technologiques et startups autour d’un enjeu central : construire une vision commune de la connectivité et des infrastructures numériques en Afrique.
Dans ce contexte, la question de la souveraineté numérique s’impose comme un axe majeur. Les États africains cherchent à mieux contrôler leurs données, développer leurs propres infrastructures et réduire leur dépendance vis-à-vis des technologies étrangères.
Pour le Niger, encore confronté à des défis d’accès à Internet et de couverture des réseaux, ces discussions offrent une opportunité d’anticiper les transformations à venir et de s’aligner sur les standards régionaux.

Le Niger en quête de partenariats stratégiques
Au-delà de sa participation aux panels, la délégation nigérienne mise sur les rencontres bilatérales pour accélérer ses projets. En effet, le séjour à Alger permet au ministre et à ses équipes de poursuivre les échanges engagés lors de la commission mixte nigéro-algérienne tenue récemment à Niamey.
Par ailleurs, des discussions ont été engagées avec plusieurs acteurs du secteur numérique afin d’explorer des pistes de coopération, notamment dans le développement des infrastructures télécoms, la formation des compétences locales et l’innovation technologique.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique pragmatique : attirer des investissements, renforcer les capacités nationales et favoriser l’émergence d’un écosystème numérique dynamique.

Les startups, nouveaux acteurs de la transformation digitale
La présence de startups au sein de la délégation nigérienne illustre également une évolution importante. Désormais, les politiques publiques ne se limitent plus aux grandes infrastructures ; elles intègrent aussi les acteurs de l’innovation, considérés comme des moteurs de croissance et de création d’emplois.
En participant à ce type de forum, ces jeunes entreprises peuvent nouer des partenariats, accéder à de nouveaux marchés et s’inspirer des expériences d’autres pays africains.
Une course contre le temps
Cependant, le défi reste de taille. La transformation numérique exige des investissements importants, une régulation adaptée et une formation continue des ressources humaines. Pour le Niger, l’enjeu est donc double : rattraper son retard tout en se positionnant sur les opportunités offertes par l’économie numérique.
En définitive, la participation du Niger au Global Africa Tech témoigne d’une prise de conscience : dans un monde de plus en plus connecté, la souveraineté ne se joue plus seulement sur le plan politique ou économique, mais aussi sur le terrain technologique.




