Niger : Un ex-ministre de l'Enseignement Supérieur écroué à Kollo pour viol présumé - Journal du Niger

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Niger : Un ex-ministre de l’Enseignement Supérieur écroué à Kollo pour viol présumé

L'onde de choc ébranle le monde universitaire et la classe politique nigérienne depuis ce mardi 6 janvier 2026. Un ancien…

L’onde de choc ébranle le monde universitaire et la classe politique nigérienne depuis ce mardi 6 janvier 2026. Un ancien ministre de l’Enseignement supérieur, figure également connue en tant que promoteur d’un établissement privé, dort désormais à la prison civile de Kollo. Il est au cœur d’une instruction judiciaire pour des faits présumés de violation sur une étudiante de son propre établissement.

 

Une chute brutale

Tout commence par le courage d’une jeune femme. Étudiante au sein de l’institut dirigé par l’ancien ministre, elle décide de briser le silence en déposant plainte. Elle accuse l’ex-membre du gouvernement d’avoir abusé d’elle, déclenchant ainsi une machine judiciaire qui ne s’arrêtera plus.

Saisis de l’affaire, les enquêteurs de la Police Judiciaire (PJ) ont procédé à l’audition de l’intérêt préliminaire minutieuse. Par ailleurs, le mardi 6 janvier, le dossier a franchi une étape décisive avec le déferrement du suspect devant le Parquet du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey (TGI/HC).

 

De l’immunité de façade à la cellule de Kollo

Devant la gravité des accusations, le Parquet n’a pas hésité à requérir l’ouverture d’une information judiciaire. D’ailleurs, le juge d’instruction, après avoir entendu le prévenu lors d’une première audition, a prononcé son inculpation pour viol présumé. Pour garantir la suite de la procédure et prévenir toute pression, le juge d’instruction a délivré un mandat de dépôt.

L’ancien ministre a été transféré sous escorte vers la prison civile de Kollo. Ce passage des salons feutrés de l’administration aux murs de la détention symbolise aussi une volonté de rigueur qui n’a pas échappé à l’opinion publique.

 

Une onde de choc dans l’opinion publique

L’affaire soulève une émotion légitime. Le profil de l’accusé rend le dossier particulièrement sensible : ancien responsable du secteur de l’Enseignement Supérieur et promoteur d’une école privée, il incarnait aussi l’autorité censée protéger et encadrer la jeunesse estudiantine.

L’opinion publique s’interroge sur la sécurité au sein des établissements privés et sur la vulnérabilité des étudiants face à leurs supérieurs hiérarchiques. La justice semble ici vouloir envoyer un signal fort : aucune position sociale, aussi élevée soit-elle, ne peut servir de bouclier contre la loi.

 

La fin de l’impunité pour les notables ?

Si le respect de la présomption d’innocence demeure un pilier du droit nigérien, cette affaire met en lumière la nécessité absolue de protéger les victimes et de leur offrir une réparation à la hauteur du préjudice subi. Pendant longtemps, le statut de certains notables a pu laisser croire à une forme d’immunité.

Aujourd’hui, les observateurs suivent de près l’instruction de ce dossier. Le peuple nigérien assiste à une procédure que la justice mène avec impartialité, rigueur et surtout sans aucune complaisance. C’est la confiance des citoyens envers leurs institutions qui se joue également dans les couloirs du palais de justice de Niamey.

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