Ce matin à Niamey, le ministère de l’Intérieur a amorcé un tournant décisif pour la gouvernance locale nigérienne. Il a réuni les acteurs de la décentralisation afin de valider le nouveau document-cadre et le plan d’action 2026-2030, un chantier colossal destiné à rapprocher l’État des citoyens.
Niamey, 31 décembre 2025— Le Niger entame une mue institutionnelle profonde. Depuis les premières heures de la matinée, Niamey est le théâtre d’un atelier national de validation d’une importance capitale : la réactualisation de la politique nationale de décentralisation. Plus qu’une simple formalité administrative, ce rendez-vous marque la volonté de refondre l’architecture administrative du pays pour les cinq prochaines années.

Aligner la base sur la vision de la refondation
Ainsi , le Commissaire Général de Police Ayouba Abdourahamane, Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, a marqué l’ouverture des travaux par un discours porteur d’un message sans équivoque : la décentralisation ne peut plus rester un concept déconnecté des réalités du terrain. Elle doit désormais s’aligner sur la vision de refondation nationale que prône le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Chef de l’État.
L’objectif est de transformer les collectivités territoriales en leviers de développement et de véritable sécurité. Pour les autorités, il s’agit en effet de s’assurer que chaque commune, chaque région, devienne un maillon solide de la résilience nationale.
2026-2030 : une feuille de route pour l’action
Le document soumis à l’examen des experts, des administrateurs délégués et des représentants des municipalités ne se contente pas de fixer des principes. Il s’accompagne d’un plan d’action rigoureux pour la période 2026-2030.
L’Administrateur délégué de la ville de Niamey, également Président de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), a exhorté les participants à un examen minutieux du texte. « Chaque observation, chaque recommandation doit tendre vers un seul but : doter le pays d’un outil cohérent avec le contexte sécuritaire et socio-économique actuel », a-t-il souligné.

Un enjeu de proximité et de cohérence
La participation de l’ensemble des acteurs concernés témoigne de la dimension inclusive de cette réforme. Dans un contexte de défis multiples, la décentralisation est vue comme la réponse idoine pour :
- Renforcer la présence de l’État dans les zones les plus reculées.
- Améliorer la prestation des services sociaux de base (santé, éducation, eau).
- Impliquer davantage les populations dans la gestion de leurs propres affaires.
Le Niger de demain se dessine donc à travers cette nouvelle architecture. En validant ce cadre de politique nationale, le pays se dote d’une boussole pour une administration plus proche, plus réactive et plus efficace au service du citoyen.




