Niger : 1 245 morts sur les routes en 2025 - Journal du Niger

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Niger : 1 245 morts sur les routes en 2025

                       Les faits sont là, et ils sont glaçants. Selon…

                       Les faits sont là, et ils sont glaçants. Selon les dernières données de l’Agence nigérienne de la sécurité routière (ANISER), publiées vendredi 10 avril, le bilan de l’année 2025 révèle une réalité brutale : 7 116 accidents corporels ont déchiré des familles nigériennes, laissant derrière eux 1 245 morts et 4 439 blessés graves. À ces pertes humaines s’ajoutent des pertes matérielles considérables, qui fragilisent davantage l’économie nationale.

 

Une cartographie du danger

Certes, les autorités notent une légère baisse du nombre total d’accidents par rapport aux années précédentes. Cependant, cette diminution ne se traduit pas encore par une réduction des victimes : le nombre de blessés graves s’élève à 4 439 pour la seule année écoulée.

Par ailleurs, en examinant la répartition géographique, on observe que les zones urbaines et les grands axes interurbains sont les plus touchés. Sans surprise, la capitale Niamey arrive en tête des statistiques, suivie de Tahoua, Zinder et Dosso (avec 671 accidents répertoriés).

Cette concentration du trafic dans des zones névralgiques exige une surveillance accrue et des infrastructures plus sécurisées.

 

Le facteur humain : principal coupable

Bien que l’état des routes et des véhicules soit parfois mis en cause, l’ANISER souligne un point crucial : le comportement des usagers reste la cause principale des drames. En effet, dans la majorité des cas, l’imprudence, l’excès de vitesse ou le non-respect du code de la route transforment nos voies de communication en zones de deuil.

 

Vers une riposte nationale

C’est pourquoi, face à cette situation inquiétante, le ministère de tutelle et l’ANISER lancent une vaste campagne de prévention. L’objectif est double :

  • Enrayer la recrudescence des accidents sur les routes urbaines et interurbaines.
  • Inculquer une véritable culture de la sécurité routière chez chaque citoyen.

Cependant, même si l’État multiplie les efforts de sensibilisation, la sécurité routière demeure une responsabilité partagée. En fin de compte, c’est par un changement radical de comportement que le Niger parviendra à stopper cette hémorragie humaine et matérielle sur ses routes.

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