À Niamey, le gouvernement nigérien multiplie les inspections de terrain. Dimanche 1ᵉʳ février, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a sillonné les marchés, les rizeries et les boulangeries de la capitale. Une sortie dominicale pour rassurer les consommateurs et mettre en garde contre la spéculation, alors que le mois de ramadan approche à grands pas.
C’est ce qu’on appelle une « descente de terrain » musclée. À Niamey, le dimanche n’a pas été de tout repos pour Abdoulaye Seydou. En effet, le ministre du Commerce et de l’Industrie, accompagné du président régional de la Chambre consulaire, a entamé sa tournée au cœur du marché Dolé, le poumon alimentaire de la ville.

Entre les étals de légumes, les quartiers de viande et les poissonneries, l’objectif est d’aller au contact direct des grossistes et des détaillants. Le message est simple mais ferme : la disponibilité des produits ne doit pas servir de prétexte à une flambée des prix, un phénomène trop souvent observé à l’approche de la rupture du jeûne.

Cap sur la souveraineté alimentaire
Mais l’offensive ministérielle ne s’arrête pas aux prix. Elle touche aussi à la souveraineté alimentaire, un pilier de la politique actuelle au Niger. En visitant les unités de la société Adelco, spécialisée dans la transformation du riz local, le ministre a voulu marquer des points sur le terrain du « consommer nigérien ».
Décorticage, empaquetage, stockage… Abdoulaye Seydou a inspecté chaque étape de la chaîne. Pour le gouvernement, l’enjeu est de prouver que la résilience économique du pays passe par les rizières nationales, capables de répondre à la demande croissante des ménages pendant le mois béni sans dépendre exclusivement des importations.

Hygiène et santé : « Ce n’est pas négociable »
Enfin, la tournée a pris une tournure plus inattendue avec des visites inopinées dans plusieurs boulangeries de Niamey. Là, le ton s’est fait plus sévère. Propreté des installations, qualité de la farine et même tenues de travail des ouvriers ont été passées au crible.
Le ministre a été catégorique : « Le pain est omniprésent dans le quotidien des Nigériens, sa production ne peut se faire au mépris des règles d’hygiène. La santé des Nigériens n’est pas négociable », a-t-il déclaré.
À travers cette série de contrôles, Niamey envoie un signal clair : l’État entend jouer son rôle de gendarme, tant sur le front du portefeuille que sur celui de l’assiette. Une manière de promettre aux citoyens un ramadan 2026 sous haute surveillance.




