Libye : Saïf al-Islam Kadhafi tué, zones d’ombre autour de sa mort - Journal du Niger



Libye : Saïf al-Islam Kadhafi tué, zones d’ombre autour de sa mort

TRIPOLI / Niger, 4 février 2026 – Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, est…

TRIPOLI / Niger, 4 février 2026 – Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, est mort mardi 3 février dans sa ville natale de Zintan, dans l’ouest du pays, ont rapporté plusieurs sources, dont des proches, son avocat et des médias locaux et internationaux.

Selon le procureur général libyen, relayé par des médias internationaux, Saïf al-Islam, âgé de 53 ans, a été atteint de plusieurs tirs et une enquête criminelle a été ouverte pour identifier et poursuivre les auteurs.

Des déclarations de son équipe politique et de son avocat indiquent que quatre hommes armés ont pris d’assaut sa résidence, désactivant les caméras de surveillance avant de l’exécuter. Son conseiller politique, Abdullah Othman Abdurrahim, a qualifié l’assassinat de « perfide », tandis que son cousin Hamid Kadhafi a indiqué sur les réseaux sociaux que Saïf « est tombé en martyr ».

 

Un acteur controversé de la scène libyenne

Saïf al-Islam a émergé ces dernières années comme une figure politique controversée. Avant la chute du régime en 2011, beaucoup le considéraient comme l’héritier potentiel de son père. Les autorités libyennes l’ont arrêté, puis un tribunal l’a condamné à mort en 2015 pour des crimes liés à la répression de l’insurrection. En 2017, une amnistie l’a libéré. La Cour pénale internationale (CPI) le vise également avec un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité.

Dans une tentative de revenir au premier plan, il avait annoncé sa candidature à la présidentielle libyenne en 2021, un scrutin finalement annulé en raison de l’instabilité politique persistante dans le pays.

 

Une Libye toujours fragmentée

La mort de Saïf al-Islam intervient dans un climat d’instabilité chronique en Libye, où rivalités politiques, milices armées et autorités rivales continuent de fragmenter le paysage politique national. Cette disparition pourrait rebattre les cartes à l’approche d’un nouvel épisode électoral, longtemps espéré mais sans calendrier officiel.

Les circonstances exactes de l’attaque restent encore floues, certains médias évoquant des débats autour de possibles affrontements entre factions armées, tandis que d’autres avancent la piste d’un assassinat ciblé visant à écarter toute figure susceptible de rassembler autour d’un projet politique.

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