Le coup d’envoi de la campagne de vaccination a été donné ce jeudi 23 avril dans la capitale nigérienne. Durant trois jours, les agents de santé sillonneront la ville pour protéger les moins de cinq ans, une priorité sanitaire absolue pour les autorités de la transition.
Dans la lutte contre la poliomyélite, le Niger ne baisse pas la garde. Ce jeudi 23 avril, le gouvernorat de Niamey a servi de cadre au lancement officiel d’une nouvelle campagne de vaccination, en présence de Moumouni Goungouban, secrétaire général de la Ville de Niamey. Un événement qui marque le début d’une offensive sanitaire de grande ampleur dans la région.

Une fenêtre de trois jours pour protéger l’avenir
Dès ce vendredi 24 avril et jusqu’au dimanche 26 avril, des milliers de vaccinateurs s’engageront dans une course contre la montre. L’objectif est clair : administrer les précieuses gouttes à tous les enfants âgés de 0 à 5 ans.
Si le Niger a réalisé des progrès significatifs ces dernières années, les autorités rappellent que la menace persiste, alimentée par la mobilité des populations et la porosité des frontières. Dès lors, cette campagne ne constitue pas une simple routine, mais une étape déterminante pour maintenir le pays sur la voie de l’éradication totale de la maladie.

La « responsabilité collective » au cœur du dispositif
Toutefois, l’efficacité de la vaccination dépend d’un facteur crucial : l’adhésion des populations. Pour que la campagne soit un succès, les agents de santé doivent pouvoir accéder à chaque foyer, y compris dans les zones les plus densément peuplées de la capitale.
C’est pourquoi les autorités locales ont lancé un appel pressant à la collaboration. « La réussite de cette opération repose principalement sur la responsabilité collective », a insisté le secrétaire général Moumouni Goungouban. En d’autres termes, les parents sont invités non seulement à présenter leurs enfants, mais aussi à faciliter le travail des équipes mobiles qui mèneront des opérations de porte-à-porte.

Un défi de santé publique en période de transition
En plaçant la santé maternelle et infantile au cœur de son agenda, le gouvernement de transition cherche à démontrer sa capacité à assurer les services sociaux de base malgré les défis logistiques.
Au-delà de l’aspect médical, ce déploiement constitue également un test de mobilisation sociale. Alors que les agents de santé s’apprêtent à investir les quartiers de Niamey, le message est clair : chaque enfant vacciné représente un rempart supplémentaire pour la santé publique nigérienne. La bataille pour un Niger sans polio se joue désormais dans chaque foyer.




