Ce vendredi 15 mai 2026, le marché hebdomadaire de Matamèye, véritable poumon économique de la région de Zinder, a vibré sous une effervescence des grands jours. Autour des enclos, la foule des acheteurs, vendeurs et simples curieux s’est bousculée, mais ce sont les étiquettes de prix qui ont véritablement enflammé toutes les conversations.

Le « mouton à 345 000 FCFA » qui secoue le marché
Dans les allées, un événement a particulièrement captivé l’attention et suscité d’innombrables commentaires : la vente exceptionnelle d’un mouton adjugé à la somme astronomique de 345 000 FCFA. Une transaction record qui illustre la valeur presque sacrée accordée aux bêtes d’exception dans la région.
Pour le reste du foirail, la tendance générale reste orientée à la hausse, déclinée selon le tableau suivant :
| Catégorie de Bétail | Fourchette de Prix (FCFA) |
| Moutons moyens | 50 000 à 70 000 |
| Grands moutons | 80 000 à plus de 100 000 |
| Brebis | 60 000 à 90 000 (plus pour les grandes tailles) |
| Chèvres | 30 000 à 50 000 |
| Cabris | 20 000 à 35 000 |
Le gros bétail s’envole
Du côté des bovins, le constat est tout aussi impressionnant. Les prix des vaches s’envolent et font le grand écart. S’il faut débourser au minimum 200 000 FCFA pour les spécimens les plus modestes, les tarifs grimpent rapidement et dépassent la barre des 500 000 FCFA dès que l’animal s’avère imposant et bien nourri.

Un hub commercial incontournable au Niger
Si certains acheteurs grimacent face à ces coûts jugés élevés, les éleveurs, eux, rappellent que ces tarifs ne font que refléter la qualité de l’élevage local, durement éprouvé par les réalités climatiques, ainsi que la valeur économique et symbolique de l’animal dans la société nigérienne.
Au-delà des chiffres, cette journée confirme le rôle central de Matamèye. Chaque vendredi, ce marché ne se contente pas de nourrir l’économie locale : il aimante des acteurs venus de toute la région et des zones frontalières, s’imposant comme le baromètre incontournable du commerce de bétail au Niger.




