Niger : atelier régional à Dosso sur la réintégration des ex-combattants - Journal du Niger

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Niger : atelier régional à Dosso sur la réintégration des ex-combattants

DOSSO, 21 septembre 2026 — La démobilisation des insurgés constitue désormais un axe stratégique de la relance économique locale. Réunis…

DOSSO, 21 septembre 2026 — La démobilisation des insurgés constitue désormais un axe stratégique de la relance économique locale. Réunis ce lundi au gouvernorat de Dosso, les responsables régionaux, les forces de sécurité et les représentants de la société civile ont ouvert un atelier de travail consacré à la transformation du processus de reddition des combattants issus des groupes armés en un levier d’investissement et de cohésion sociale pour la région.

Gouvernorat de Dosso
© Gouvernorat de Dosso
Un coût d’opportunité en faveur de la relance locale

Pour les autorités régionales, la réinsertion productive des repentis conditionne directement la reprise des activités commerciales et agricoles dans les zones touchées par l’insécurité. La réintégration réussie d’un ancien combattant permettrait de réduire la pression sur les budgets de défense, tout en réinjectant de la main-d’œuvre dans le tissu économique local.

« La reddition volontaire offre une opportunité concrète pour faire baisser la violence et reconstruire le tissu communautaire. Cette dynamique exige toutefois l’engagement sans faille de tous nos acteurs économiques, des leaders d’opinion, des femmes et de la jeunesse », a déclaré le colonel-major Bana Alhassane, gouverneur de la région de Dosso, lors de son discours d’ouverture.

Gouvernorat de Dosso
© Gouvernorat de Dosso
La confiance institutionnelle comme pilier de la démobilisation

Au-delà des aspects techniques, la réussite du programme repose sur une ressource intangible, mais indispensable : la confiance. Sans la certitude que l’État tiendra ses engagements en matière d’accompagnement socioprofessionnel et sans l’adhésion des communautés d’accueil, le risque de récidive ou de retour à l’économie criminelle demeure élevé.

Malam Goni Ibrahim, coordonnateur national des programmes de stabilisation, a transmis les orientations du gouvernement en soulignant que la crédibilité des institutions constitue la pierre angulaire de toute politique de pacification.

Gouvernorat de Dosso
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De la neutralisation des armes à la création de capital humain

Les échanges de la journée ont convergé vers une vision renouvelée des programmes de désarmement. Les participants souhaitent dépasser la seule logique sécuritaire pour adopter un modèle structuré de reconversion socio-économique.

Ainsi, en transformant d’anciens éléments perturbateurs en acteurs de production intégrés aux marchés locaux, la région de Dosso entend mettre en place un cadre de stabilisation durable, garant de la sécurité nécessaire à l’attractivité économique du pays.

En somme, les travaux engagés à Dosso portent sur les conditions du désarmement, de la réinsertion socio-économique et de l’accompagnement des anciens combattants. Les participants doivent également examiner les mécanismes susceptibles de faciliter leur retour au sein des communautés et leur participation aux activités économiques locales.

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