Science & Écologie : un colloque régional inédit s'ouvre à Niamey - Journal du Niger

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Science & Écologie : un colloque régional inédit s’ouvre à Niamey

Niamey accueille, ce lundi 28 septembre 2026, l’ouverture d’un colloque régional inédit qui place la science africaine au cœur des…

Niamey accueille, ce lundi 28 septembre 2026, l’ouverture d’un colloque régional inédit qui place la science africaine au cœur des enjeux de souveraineté écologique. Quatre universités publiques — au Niger, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal — pilotent ensemble cette troisième édition placée sous le thème : « Biodiversité et ressources naturelles au service du développement durable et de la souveraineté en Afrique ».

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
Quatre pays, une même urgence écologique

L’Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger), l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa (Côte d’Ivoire) ainsi que l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal) co-organisent cet événement scientifique majeur. Cette alliance universitaire illustre une dynamique régionale de coopération intellectuelle, où la recherche fondamentale devient un levier stratégique pour la gestion des écosystèmes et l’autonomie décisionnelle des États.

À cet égard, le recteur de l’Université Abdou Moumouni, le professeur Moussa Baragé, rappelle que « les écosystèmes africains abritent une diversité remarquable d’espèces animales, végétales et microbiennes et assurent des fonctions écologiques indispensables au maintien des équilibres naturels ainsi qu’au développement des activités humaines ».

La biodiversité, nouveau pilier de la souveraineté nationale au Niger

À l’ouverture officielle des travaux, le ministre nigérien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, réaffirme l’engagement des autorités à valoriser la biodiversité comme pilier du Programme de Refondation de la République 2025-2028, mis en œuvre sous la direction du président de la République, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, SEM Ali Mahaman Lamine Zeine.

« La problématique centrale de ce colloque figure en bonne place dans le Programme de Refondation de la République », précise le ministre, soulignant ainsi le lien direct entre préservation des ressources naturelles et souveraineté nationale.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
Trois jours de débats au cœur de la capitale nigérienne

Pendant trois jours, chercheurs et experts débattront autour de quatre axes thématiques structurants :

  • Diversité biologique et dynamiques des systèmes naturels africains ;
  • Modes d’exploitation des ressources naturelles et durabilité des systèmes de production en Afrique ;
  • Mutations environnementales et résilience des territoires africains ;
  • Cadres institutionnels, savoirs locaux et valorisation stratégique des ressources.

Plus précisément, vingt-sept communications principales rythment le programme, complétées par 156 autres présentations issues de travaux de recherche, en présentiel et en ligne. Ces contributions proviennent de chercheurs d’une dizaine de pays : Burkina Faso, Bénin, Congo, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Tchad.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
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Transformer la réflexion académique en actes de gouvernance

Par ailleurs, les présidents d’université, les représentants institutionnels et le comité d’organisation ont insisté sur la portée opérationnelle des réflexions. Ils attendent de ce colloque des recommandations concrètes capables d’éclairer les politiques publiques, d’identifier des pistes d’action pour un développement durable et de renforcer l’autonomie des pays africains face aux défis environnementaux.

En définitive, ce rendez-vous scientifique s’inscrit dans une tendance de fond : la montée en puissance des universités ouest-africaines comme acteurs clés de la gouvernance écologique continentale.

Il reste désormais à transformer cette richesse académique en actes politiques concrets. L’enjeu, au terme de ces trois jours d’échanges, ne consistera à fournir aux décideurs ouest-africains la boussole scientifique indispensable pour bâtir des politiques publiques résilientes face à l’urgence climatique.

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