Niger : l’UNFPA renforce la prise en charge des VBG - Journal du Niger

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Niger : l’UNFPA renforce la prise en charge des VBG

La lutte contre les violences basées sur le genre franchit une nouvelle étape dans notre pays avec la formation de…

La lutte contre les violences basées sur le genre franchit une nouvelle étape dans notre pays avec la formation de formateurs chargés de renforcer durablement les capacités des intervenants sur le terrain.  À Niamey, l’UNFPA et le ministère de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale ont lancé une formation destinée à 24 cadres nationaux, afin de renforcer la prise en charge des survivantes dans l’ensemble du pays.

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Une réponse qui ne peut pas improviser

Lorsqu’une personne survit à une violence basée sur le genre, la qualité du premier accueil peut déterminer la suite de son parcours. Une écoute empreinte de jugement, une fuite d’informations ou une orientation inadaptée peut l’éloigner des services dont elle a besoin. À l’inverse, une réponse structurée peut protéger sa sécurité, préserver sa dignité et l’aider à reprendre le contrôle de ses décisions.

La formation, lancée à l’hôtel Bravia de Niamey et poursuivie à Bangoula jusqu’au 9 novembre 2026, cible précisément ce moment décisif. Elle réunit 24 cadres des structures étatiques centrales et régionales impliquées dans la prise en charge des violences basées sur le genre.

Les participants étudient les étapes de la gestion des cas, l’approche centrée sur la survivante, les principes éthiques, la protection des informations et les techniques de facilitation. L’objectif ne consiste pas seulement à améliorer les connaissances : il vise à créer un réseau de formateurs capables de diffuser ces pratiques dans les huit régions du Niger.

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Placer la survivante au centre

Le programme s’appuie sur une norme désormais établie dans l’action humanitaire et sanitaire : la personne ayant subi des violences doit demeurer au centre de la réponse. Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé recommandent d’écouter sans juger, de garantir la confidentialité, de respecter les choix de la survivante et de l’aider à décider elle-même de la suite à donner à sa situation.

Cette approche exige une coordination entre les acteurs. Les services de santé, la police, la justice, l’action sociale et les organisations communautaires doivent échanger les informations utiles sans exposer inutilement la personne concernée. L’UNFPA souligne d’ailleurs que la gestion des cas doit reposer sur la sécurité, le soutien psychosocial et les orientations vers les services appropriés.

Pour les survivantes, cette cohérence peut faire la différence entre un parcours de soins fragmenté et un accompagnement réellement protecteur. Elle réduit également le risque que la victime doive répéter son récit devant plusieurs intervenants, une expérience souvent traumatisante.

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Former pour durer

L’initiative répond à un défi structurel : dans de nombreux contextes, les agents de première ligne manquent de formation spécialisée, de protocoles clairs ou de mécanismes d’orientation fiables. En formant des cadres nationaux, le Niger cherche à inscrire ces compétences dans les institutions, plutôt qu’à dépendre d’expertises extérieures ponctuelles.

Le pari est ambitieux. Vingt-quatre personnes formées ne suffiront pas, à elles seules, à couvrir les besoins d’un pays vaste et confronté à des vulnérabilités multiples. Mais leur rôle de relais pourrait transformer la manière dont les services publics accueillent, orientent et protègent les survivantes.

À terme, la mesure du succès ne résidera pas dans le nombre de sessions organisées. Elle dépendra aussi de la capacité des institutions à offrir, dans chaque région, une réponse rapide, confidentielle et respectueuse des droits. Pour les survivantes, cette évolution pourrait signifier davantage qu’un accompagnement : la possibilité de reprendre une place pleine et sûre dans la société.

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