Le ministre de l’Énergie, le lieutenant-colonel Alzouma Seyni, a effectué mardi 29 septembre sa première visite de terrain sur le chantier de la centrale électrique de Goudel, à Niamey. Cette infrastructure de 30 mégawatts doit renforcer l’offre nationale d’électricité, mais son calendrier d’exécution accuse déjà un retard.
Le ministre s’est rendu sur le site pour évaluer directement le niveau d’avancement du projet et identifier les obstacles qui ralentissent sa réalisation. Il a échangé avec les responsables techniques chargés de la conduite du chantier afin d’obtenir des informations précises sur la situation.
Le déplacement avait également pour objectif de confronter les prévisions administratives à la réalité du terrain. Le ministre a notamment demandé un état détaillé des travaux déjà réalisés, des opérations encore en attente et des difficultés qui ont perturbé le calendrier initial.
Le retard enregistré sur le chantier constitue le principal point de préoccupation des autorités. Alzouma Seyni a donc exigé des responsables du projet de présenter une nouvelle échéance pour l’achèvement des travaux et la mise en service de la centrale.
Cette date est particulièrement attendue dans un contexte marqué par les difficultés d’approvisionnement en électricité. Pour les autorités, la centrale de Goudel doit contribuer à accroître rapidement les capacités de production et à améliorer la régularité de la fourniture destinée aux populations. Le ministère n’a toutefois pas communiqué, à l’issue de la visite, la nouvelle date retenue pour la mise en service de l’installation.
La construction de la centrale de 30 MW est financée sur fonds propres de l’État nigérien. La NIGELEC assure la conduite du projet, tandis que l’exécution des travaux revient à la société chinoise Jinghao. Ce montage confère aux différents acteurs une responsabilité directe dans le respect des engagements techniques et du calendrier.
Le ministre souhaite désormais obtenir une meilleure coordination entre l’entreprise chargée des travaux, la NIGELEC et les services de l’État. Les prochaines étapes devront notamment permettre de lever les contraintes identifiées sur le site, d’accélérer l’exécution des travaux restants et de sécuriser la phase de mise en service.
Avec une capacité annoncée de 30 MW, la centrale de Goudel s’inscrit dans la stratégie de renforcement de la production électrique au Niger. Sa mise en exploitation pourrait soutenir le réseau national et réduire la pression exercée par l’insuffisance de l’offre.
L’infrastructure ne constitue cependant qu’un élément de la réponse aux difficultés du secteur. Son efficacité dépendra également de la fiabilité du réseau de transport et de distribution, de la disponibilité des équipements et de la capacité de la NIGELEC à assurer une exploitation durable.
Pour les ménages et les entreprises, l’attente porte moins sur l’annonce du projet que sur ses effets concrets : une fourniture plus stable, une diminution des interruptions et une meilleure couverture des besoins en électricité.
À l’issue de son déplacement, Alzouma Seyni a annoncé la poursuite des visites de terrain à Niamey et dans les autres régions du pays. Cette démarche doit permettre au ministère de suivre directement l’évolution des infrastructures énergétiques et de mieux comprendre les contraintes rencontrées par les équipes techniques.
Le ministre entend ainsi instaurer un suivi plus régulier des projets structurants et intervenir plus rapidement en cas de blocage. Pour la centrale de Goudel, la prochaine étape consistera à transformer les explications recueillies sur le site en mesures concrètes et en calendrier vérifiable. L’enjeu est désormais clair : faire progresser le chantier jusqu’à sa mise en service et garantir que cette nouvelle capacité de production réponde effectivement aux besoins des populations.
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