Niamey : les travaux de la 3ᵉ usine d’eau potable officiellement lancés - Journal du Niger



Niamey : les travaux de la 3ᵉ usine d’eau potable officiellement lancés

Niamey, le 7 octobre 2026 — Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a présidé, le mardi 6 octobre à…

Niamey, le 7 octobre 2026 — Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a présidé, le mardi 6 octobre à Karey Gorou, le lancement officiel des travaux de construction de la troisième usine de traitement d’eau potable de Niamey. Cette infrastructure, d’une capacité de 100 000 m³ par jour, vise à sécuriser l’approvisionnement de la capitale nigérienne et à répondre à une demande croissante, fortement portée par l’expansion démographique et urbaine.

Ministère de la Refondation et de la Promotion des Valeurs Sociales
© Ministère de la Refondation et de la Promotion des Valeurs Sociales
Une réponse d’envergure face à l’urgence démographique

Implanté sur la rive droite du fleuve Niger, ce chantier constitue la première tranche d’un schéma directeur prévoyant, à terme, une capacité totale de 250 000 m³/jour. En effet, deux phases ultérieures de 75 000 m³/jour chacune devront compléter le dispositif pour couvrir l’ensemble des besoins de la ville jusqu’à l’horizon 2030.

Outre l’usine de traitement proprement dite, le projet inclut la construction de réservoirs de stockage, la pose de conduites de transmission ainsi que le renforcement du réseau de distribution dans plusieurs quartiers stratégiques de Niamey. De surcroît, ces ouvrages connexes permettront de réduire significativement les pertes techniques et d’améliorer la pression d’eau dans les zones jusqu’ici mal desservies.

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Un partenariat financier international d’un poids décisif

Le coût de cette première tranche est pris en charge par un consortium de partenaires techniques et financiers, parmi lesquels figurent la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence française de développement (AFD) et les autorités néerlandaises. À cet égard, la Banque mondiale joue un rôle central dans le pilotage et le suivi opérationnel de la mise en œuvre.

Selon les documents officiels du projet, les lots relatifs à l’adduction principale et au réseau de distribution (lots 6 et 7) enregistrent déjà des taux d’exécution physique dépassant les 40 %. En revanche, les travaux portant sur les lots de l’usine de traitement elle-même ont été engagés plus récemment.

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L’exécutif au complet pour acter le tournant social

Placée sous le haut patronage du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, la cérémonie a réuni plusieurs membres du Conseil national pour la sauvegarde de la Patrie (CNSP), des ministres, des responsables institutionnels, ainsi que des chefs traditionnels et religieux. Ainsi, le ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le colonel Maizama Abdoulaye, a procédé au lancement symbolique des travaux, en présence du ministre de la Refondation et de la Promotion des valeurs sociales, Abdourahamane Oumarou.

Au cours des interventions, les autorités ont particulièrement insisté sur la dimension sociale de l’ouvrage, présenté comme un levier majeur d’amélioration des conditions de vie des populations et un vecteur de consolidation de la paix sociale grâce à un accès équitable à l’eau potable.

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Un modèle de résilience hydrique pour l’ensemble du territoire

Plus largement, ce chantier s’inscrit dans une stratégie nationale de sécurité hydrique, élaborée pour faire face aux défis majeurs accentués par la variabilité climatique et la pression accrue sur les ressources en eau. Dès lors, la réussite de ce projet phare pourrait servir de modèle de référence pour d’autres villes secondaires du pays, confrontées à des tensions similaires sur leur approvisionnement en eau potable.

En somme, l’ouverture de ce chantier majeur concrétise une étape clé pour l’approvisionnement de la capitale. Alors que les ménages attendent vivement la mise en service de cette première tranche, le respect du calendrier d’exécution et le lancement effectif des phases suivantes détermineront si la région métropolitaine pourra éradiquer définitivement le stress hydrique d’ici 2030.

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