À Maradi, 28 jeunes Nigériens ont entamé ce mardi les épreuves du prestigieux concours d’entrée à l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU). En effet, cette compétition continentale représente un enjeu stratégique pour un Niger confronté aux défis de l’urbanisation, de l’aménagement des villes et du développement durable.
Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur général de Police Issoufou Mamane, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel du concours d’entrée à l’EAMAU au CES Burja. Ainsi, pendant deux jours, 28 candidats venus de toutes les régions du Niger affrontent des épreuves écrites dans plusieurs disciplines, avec l’espoir d’intégrer l’une des écoles de référence du continent en architecture, urbanisme et gestion urbaine.
Dans les salles silencieuses du CES Burja de Maradi, l’atmosphère oscillait entre concentration et ambition. Stylos en main, regards fixés sur les feuilles d’examen, les candidats savent qu’ils jouent bien plus qu’un simple concours académique : une opportunité de participer, demain, à la transformation des villes africaines.

Former les bâtisseurs des villes africaines
L’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), basée à Lomé au Togo, forme depuis plusieurs décennies des cadres spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme, la gestion urbaine et les métiers liés à la planification des espaces urbains. Des domaines devenus essentiels pour des pays africains confrontés à une urbanisation rapide, souvent désordonnée.
Au Niger, où les grandes villes connaissent une forte croissance démographique, la question de l’aménagement urbain est désormais au cœur des priorités. Routes, logements, drainage des eaux, infrastructures publiques, mobilité urbaine ou encore adaptation climatique : les besoins en experts qualifiés ne cessent d’augmenter.
C’est dans ce contexte que le Gouverneur de la région de Maradi, Issoufou Mamane, a tenu à marquer personnellement le lancement du concours. Ainsi, devant les candidats, il a lui-même procédé à l’ouverture du scellé contenant les sujets d’examen avant leur distribution, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus.
Pendant deux jours, les 28 candidats nigériens composeront dans plusieurs disciplines stratégiques, notamment le français, la culture générale, les mathématiques, le dessin et la physique.
Pour les autorités, ce concours dépasse le cadre régional. Au même moment, des candidats issus d’autres pays africains composent également dans leurs centres respectifs, faisant de cette sélection une compétition à l’échelle continentale.

Mérite et excellence au cœur du processus
S’adressant directement aux candidats, le gouverneur a voulu insuffler confiance et motivation.
« Nous avons tenu à être ici parce que nous croyons en vous, et nous sommes convaincus que vous êtes capables de défendre valablement la région de Maradi et d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur l’importance du mérite et de l’excellence dans le nouveau contexte nigérien.
« Depuis le 23 juillet 2023, les concours au Niger sont devenus “clean”, sans aucune suspicion. Les meilleurs réussiront », a affirmé Issoufou Mamane, appelant les candidats à traiter les sujets avec méthode, rigueur et sang-froid.
Au-delà de la réussite individuelle, l’enjeu reste collectif. Former des architectes, urbanistes et spécialistes de l’aménagement revient aujourd’hui à préparer les fondations des villes africaines de demain.
À Maradi comme dans plusieurs capitales africaines, les copies rédigées ce mardi pourraient façonner bien plus que des parcours étudiants. Elles dessinent peut-être déjà les contours des futures villes du Niger : plus modernes, mieux organisées et capables de répondre aux défis d’une urbanisation galopante.




