Economie et santé au menu des quotidiens marocains - Journal du niger

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Economie et santé au menu des quotidiens marocains

La sortie du trésor à l'international, les tests du vaccin anti-Covid-19, la situation économique de la RAM et la relance…

La sortie du trésor à l’international, les tests du vaccin anti-Covid-19, la situation économique de la RAM et la relance touristique sont les principaux sujets abordés par les éditorialistes des quotidiens de ce mardi.+L’Economiste+ rapporte que tout est prêt pour l’émission d’obligations souveraines du Maroc à l’international. Le journal annonce que « la levée sur les marchés financiers internationaux pourrait intervenir entre fin septembre et début octobre ». Il indique également que « le traditionnel road show qui précède une telle sortie est prévu dans les tous prochains jours, uniquement par visioconférence ». Le Trésor compte « emprunter 2 milliards d’euros sur les deux prochains exercices (2020 et 2021) alors que, dans la loi de finances rectificative, il a inscrit un montant de 60 milliards de dirhams à mobiliser via la dette extérieure pour cet exercice ».

Pour le quotidien, ce montant est « quasiment dérisoire » en raison de « l’épuisement des ressources locales » et du « manque d’épargne ». Il estime le besoin restant au Trésor pour se financer à 46 milliards de dirhams, compte tenu des importantes dépenses, notamment liées à la pandémie du coronavirus sur fin 2020. D’où un appel à lever un montant supérieur à 20 milliards de dirhams.

Le journal va même plus loin, affirmant que « le Trésor a toutes les capacités pour aller plus loin, jusqu’à 5 milliards d’euros, pour se donner plus d’air ».  Il se dit convaincu de la faisabilité d’une levée d’une telle ampleur suite aux importantes injections de liquidité de la FED et de la BCE sur les marchés financiers ces dernières semaines.

+Assabah+ relève que les forces armées (FAR), les forces auxiliaires, la gendarmerie royale, la direction générale de la sécurité nationale (DGSN) et les autres services sécuritaires et de renseignement militaires et civiles sont les premiers à répondre à l’appel de la nation, chaque fois qu’elle le demande.

En effet, dès que la liste a été ouverte pour l’inscription des volontaires pour les tests du vaccin anti-Covid-19, les éléments des différents départements de l’Etat-major général des FAR et des services sécuritaires ont fait montre d’un sens élevé du devoir et du sacrifice. Bien plus, le nombre de volontaires représentait plus de six fois l’effectif demandé par les autorités sanitaires compétentes, rapporte le quotidien.

Par ce sacrifice, ils ont ainsi poursuivi leur mission dans la lutte contre le nouveau coronavirus Covid-19, aussi bien sur le plan médical que sécuritaire. Ceci, fait remarquer la publication, au moment où certaines parties, non expressément nommées et qui mettaient à profit cette conjoncture pandémique pour bénéficier d’indemnités, n’ont pas réagi.

Et de rappeler que les essais cliniques se déroulent au Maroc, sur la base des accords conclus entre Rabat et Pékin. 

Sur un autre registre, +Aujourd’hui Le Maroc+ écrit  que sur les quelque 60 appareils que compte la flotte de la Royal Air Maroc (RAM), il a été décidé d’en retirer une vingtaine du trafic pour réduire les charges à un niveau soutenable et adapté à la baisse d’activité, notant que ces vingt appareils peuvent demain être utilisés pleinement pour connecter les principales destinations touristiques marocaines aux principaux marchés émetteurs.

Un modèle de compagnie low-cost est aujourd’hui possible voire nécessaire à condition de ne pas refaire les erreurs de la triste expérience dénommée Atlas Blue, soutient le quotidien, ajoutant que ces vingt appareils peuvent tout aussi être mobilisés et exploités dans un modèle de compagnie low-cost dédié au continent africain.

+L’Economiste+ souligne que le tempo d’une industrie touristique qui tente de se relever est donné ici et là par quelques échos de communication officielle, notant que les essais sont largement justifiés au regard de l’effroyable crise que ce secteur traverse.

Le Maroc a encore une carte en main, le fait de pouvoir compter sur la proximité de ses marchés émetteurs, majoritairement méditerranéens, explique le journal, notant que cette reconquête aura pour prérequis un gros travail de mise en confiance sur le respect des mesures de protection sanitaire tout au long de la chaine du produit touristique.

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