International › APA

Economie et sport au menu des quotidiens marocains

Le départ de Bombardier, les lobbys du sable et les implications du match de football qui opposera la Renaissance Sportive de Berkane au club égyptien du Zamalek sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.+L’Economiste+ affirme que le départ de Bombardier est dû à « des soucis internes »: des difficultés industrielles assez anciennes, plus une toute récente mise en cause de la Banque mondiale concernant de possibles corruptions en Asie centrale, mais sur la petite vingtaine d’implantations mondiales, c’est l’usine du Maroc et celle d’Irlande qui sont sacrifiées.

Pour la stratégie de Rabat, Bombardier Maroc n’est pas que des emplois et des exportations. C’est d’abord et avant tout une marque mondiale, jouant volontairement pour le Maroc le rôle de lièvre: on attire le numéro un d’un secteur, les autres suivent, persuadés que le leader a trouvé de bonnes affaires, estime la publication.

+Al Akhbar+ se fait l’écho d’un rapport du Programme des nations Unies pour l’environnement (PNUE) qui relève que pas moins de 10 millions de mètres cubes de sable sont annuellement extraites illégalement de la bande du littoral marocain.

Selon le rapport toujours cité par le quotidien, le Maroc est désormais classé parmi les premiers pays au monde qui extraient plus de la moitié de leurs besoins en sable, dédié à la construction immobilière, à partir du cordon de sable qui forme son littoral maritime..

Intitulé «Sable et durabilité», ce rapport évalue à plus de 10 millions de mètres cubes la quantité de sable illégalement extraite du littoral marocain chaque année. Le PNUE fait ainsi clairement allusion à de puissants lobbys de l’immobilier qui seraient derrière cette «hémorragie», explique pour sa part +Al Ahdath Al Maghribia+.

Le Rapport révèle surtout une contradiction flagrante entre cet usage effréné du sable extrait illégalement dans la construction d’infrastructures de base, et particulièrement touristiques, alors que c’est la «beauté naturelle du pays», qui attire les touristes, et surtout de ses plages qu’on est en train de détruire.

Le Rapport cite ainsi la plage d’Asilah, où non seulement on ne trouve plus de sable, mais où la ville se trouve aujourd’hui à la merci des vagues en raison de la perte du cordon de sable protecteur. Le rapport cite également le cas d’une plage de sable complètement disparue entre Safi et Essaouira, et que les lobbys des carrières ont transformé en hideux paysage lunaire, où pas un touriste n’oserait s’aventurer.

 +Aujourd’hui le Maroc+ aborde la finale de la CAF, qui va opposer la Renaissance Sportive de Berkane au club égyptien du Zamalek. Alors que la demi-finale a été entachée d’agissements loin du fair-play de la part des joueurs malheureux du Club Sfaxien de Tunisie, certaines déclarations mises sur le compte de responsables égyptiens « laissent pour le moins perplexe », estime le quotidien.

« Sommes- nous devant une rencontre de football où le meilleur doit gagner ou plutôt assisterons-nous à une bataille? » se demande-t-il, appelant les Egyptiens et les Marocains à plutôt transformer cette finale en une fête où les valeurs du sport vont triompher de toutes les autres considérations, notamment extra-sportives.

Commentaire

À LA UNE
Polls

How Is My Site?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut