NIAMEY, 13 avril 2026 – Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a franchi une nouvelle étape dans la répression des cadres de l’ancien régime. En effet les autorités ont inscrit trois proches de l’ex-président déchu Mohamed Bazoum, dont l’ancien Premier ministre Ouhoumoudou Mahamoudou, sur le fichier national des personnes associées à une entité terroriste (FPGE).
Aux côtés de M. Mahamoudou, Aminata Boureima Takoubakoye et Djibo Yaya, tous deux vivant en exil depuis le coup d’État de juillet 2023, sont visés par cette mesure d’exception.
Mesures restrictives immédiates
Par ailleurs, l’inscription sur cette « liste noire » entraîne des sanctions lourdes pour les intéressés :
- Gel total des avoirs financiers et des biens immobiliers ;
- Interdiction stricte de voyager et de circuler ;
- Surveillance financière accumulée sur toutes les transactions liées à leurs noms ;
- Restrictions commerciales applicables à toute activité économique sur le territoire national.
En outre, cette décision intervient dans un climat de durcissement juridique. Récemment, Aminata Boureima Takoubakoye et Djibo Yaya avaient déjà fait l’objet d’une ordonnance présidentielle les déchanteant provisoirement de leur nationalité nigérienne.
Finalement les autorités justifient ces mesures par la lutte contre les « actes de trahison » et le soutien à des activités de déstabilisation, alors que l’ex-président Bazoum demeure, quant à lui, séquestré à Niamey.



