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Le Cadre de Concertation sur la Justice et les Droits humains au Niger s’est réuni à Niamey

Le Ministre de la Justice, Marou Amadou a présidé la réunion du Cadre de Concertation Etat/Partenaires sur la Justice et les Droits humains au Niger, ce 25 novembre dans la salle de banquet de la Primature.

La réunion s’est tenue en présence de l’Ambassadeur de France au Niger, Chef de file des partenaires du secteur de la Justice et Droits Humains et Co-président du Cadre de Concertation,  Alexandre Garcia, de la Chef de Délégation de l’Union Européenne au Niger, des hauts responsables de la Justice et des Droits Humains du Niger, des cadres centraux du ministère en charge de la Justice et des responsables des Associations de défense des droits humains.
En procédant à l’ouverture de cette rencontre, le Ministre Marou Amadou, après avoir salué la tenue régulière de cette réunion annuelle, a annoncé que les échanges de cette année vont porter sur les réformes judiciaires et pénitentiaires engagées par le Niger en vue de la modernisation des services judiciaires pour leur meilleure accessibilité et de l’humanisation du système carcéral.
Selon le Garde des Sceaux du Niger, ces réformes ont été entreprises au vu de la surpopulation carcérale et de la récidive qui caractérisent le système carcéral, avec notamment une moyenne annuelle de 10.000 détenus et un taux moyen d’occupation de l’espace carcéral d’environ 100%.

D’où, a-t-il montré, l’importance de ces réformes qui concernent aussi bien l’organisation et la compétence des juridictions, avec notamment l’institution des Chambres Criminelles en remplacement des Cours d’Assises au niveau des Tribunaux des Grandes Instances, que la création d’un corps du personnel pénitentiaire spécialisé.
L’objectif visé par ces réformes est d’accélérer les procédures judiciaires et d’accroitre les capacités d’accueil des établissements pénitentiaires surpeuplés, a déclaré le Ministre de la Justice qui précise également qu’elles doivent conduire à l’application des peines alternatives à l’incarcération et à la création des opportunités de formation et d’apprentissage.
L’ambition du Gouvernement nigérien, a-t-il enfin fait savoir, « est de faire de nos établissements pénitentiaires des centres de rééducation pour la réinsertion sociale des détenus ».
Auparavant, l’Ambassadeur de France au Niger, au nom des PTF, a d’abord salué la qualité du dialogue entretenu par les différents partenaires, un dialogue qu’il a jugé « opérationnel et prospectif » pour avoir permis de mettre en œuvre les réformes et les projets essentiels au renforcement d’un Etat de droit.
Le diplomate français a ensuite fait cas des avancées enregistrées au cours de l’année 2018, soulignant la satisfaction des partenaires quant à la décision du Niger de se doter d’une politique pénitentiaire et d’une politique pénale dont les actions ambitieuses permettent de « répondre aux enjeux urgents de sécurisation, d’humanisation et de bonne administration carcérale ».
A la fin de la réunion, l’ensemble des participants ont adopté des recommandations visant notamment  le renforcement de l’Etat de droit et de la Justice, de la coordination judiciaire et de la formation des acteurs judiciaires ; la revalorisation du budget de la Justice ; la nécessité de rendre effectif le plan d’intervention de l’Agence Nationale de Lutte contre le Traitement des Personnes (ANLTP-TIM).



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