Le Niger et l’Algérie donnent une nouvelle impulsion à leur coopération dans le secteur des technologies de l’information. Les deux pays ont officiellement lancé, ce mardi 6 octobre 2026, l’exploitation de la liaison transsaharienne en fibre optique qui relie leurs réseaux respectifs.
La cérémonie s’est tenue à Assamaka, localité nigérienne située à proximité de la frontière algérienne. Hamani Kargné, ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, et son homologue algérien, Sid-Ali Zerrouki, ont coprésidé l’événement.
Plusieurs responsables administratifs et techniciens des deux pays ont assisté à la mise en service. Le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, figurait également parmi les participants.
La nouvelle infrastructure relie In Guezzam, côté algérien, à l’axe Arlit-Agadez, au Niger. Elle s’appuie sur une technologie de transmission capable d’atteindre une capacité de 100 gigabits par seconde dès son entrée en exploitation. Par ailleurs, cette performance facilitera l’acheminement des données et améliorer la qualité des échanges numériques entre les deux territoires.
Pour les autorités, la liaison constitue bien davantage qu’un simple équipement technique. Elle doit renforcer la continuité des communications, soutenir les opérateurs de télécommunications et accompagner l’essor des usages numériques dans les zones traversées.
Dans un pays vaste comme le Niger, l’extension des infrastructures de fibre optique représente un enjeu majeur. Car, elle contribuera à réduire les disparités d’accès à Internet, à améliorer les services administratifs et à favoriser l’émergence de nouvelles activités liées au numérique.
La liaison inaugurée à Assamaka s’inscrit dans un projet régional plus large. La dorsale transsaharienne associe six pays : l’Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Nigeria et le Tchad. Elle vise à créer des connexions plus solides entre l’Afrique du Nord et plusieurs États d’Afrique subsaharienne.
Cette interconnexion doit également renforcer la circulation des données à l’échelle régionale. Elle peut faciliter les échanges entre les administrations, les entreprises, les établissements d’enseignement et les acteurs des télécommunications.
Le Niger avait déjà achevé plusieurs tronçons de son réseau national et transfrontalier de fibre optique, notamment sur l’axe Arlit-Assamaka-frontière algérienne. Ce maillage constitue une base essentielle pour élargir l’accès au haut débit et soutenir la transformation numérique du pays.
La mise en exploitation de cette liaison illustre la volonté de Niamey et d’Alger de consolider leur partenariat autour d’infrastructures d’avenir. Elle ouvre également des perspectives pour de nouveaux projets dans les télécommunications et les services numériques.
À Assamaka, les deux pays ont ainsi officialisé la mise en service d’un équipement appelé à jouer un rôle central dans leur connectivité. Le corridor numérique transsaharien pourrait désormais servir de levier au développement économique, à l’intégration régionale et à la modernisation des échanges.
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