Niger : les volontaires de l’AES proposent une agence confédérale - Journal du Niger

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Niger : les volontaires de l’AES proposent une agence confédérale

Niamey, 2 octobre 2026 — Pendant trois jours, des jeunes venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont…

Niamey, 2 octobre 2026 — Pendant trois jours, des jeunes venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont débattu d’une question centrale pour l’avenir de leur alliance : comment transformer l’engagement citoyen en un instrument durable de construction des États du Sahel ?

La réponse avancée à l’issue de la troisième Université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel (AES) tient en neuf recommandations. Réunis à Niamey du 28 au 30 septembre, les participants ont notamment proposé la création d’une agence confédérale du volontariat, la reconnaissance officielle des compétences acquises sur le terrain et la mise en place d’un dispositif de protection sociale.

La cérémonie de clôture s’est tenue mercredi sous la présidence du secrétaire général du ministère nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur
Une ambition qui dépasse les missions ponctuelles

Les organisateurs avaient placé cette édition sous le thème : « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ». Derrière cette formule se dessine une ambition plus large : faire du volontariat un mécanisme permanent de mobilisation des compétences et de rapprochement entre les trois pays.

Les participants ont appelé à instaurer un volontariat de réciprocité, qui permettrait aux jeunes d’effectuer des missions dans chacun des États membres. Ils ont également recommandé la digitalisation du secteur et la certification des aptitudes développées au cours des missions.

Ces mesures visent à répondre à une difficulté fréquente : de nombreux volontaires acquièrent une expérience utile sans disposer, à la fin de leur engagement, d’un document ou d’un accompagnement leur permettant de la faire reconnaître sur le marché du travail.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Des propositions confrontées aux réalités du terrain

Les échanges ont pris la forme de conférences, de panels, de travaux thématiques et de master class. Les discussions ont porté sur la place des jeunes dans les politiques publiques, mais aussi sur les moyens de mieux organiser leur contribution aux actions sociales et au développement local.

Les volontaires ont ensuite quitté les salles de réunion pour participer à une opération de peinture des bordures de chaussée et du boulevard des Armées à Niamey. Cette activité citoyenne a offert une illustration concrète du message défendu pendant la rencontre : le volontariat doit produire des résultats visibles pour les populations.

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Un projet politique encore à structurer

L’idée d’un dispositif confédéral se heurte toutefois à plusieurs défis. Il faudra définir les compétences d’une éventuelle agence commune, financer les programmes, harmoniser les règles nationales et garantir un suivi des volontaires après la fin de leurs missions.

La protection sociale figure également parmi les sujets sensibles. Sans couverture adaptée, les volontaires restent exposés aux risques liés à leurs activités et peuvent rencontrer des difficultés lors de leur retour à la vie professionnelle.

Les recommandations adoptées à Niamey constituent donc une feuille de route, mais leur portée dépendra des décisions que prendront les dirigeants de l’AES.

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© Ministère Nigérien de l'Intérieur
Une jeunesse appelée à devenir actrice

Cette troisième édition a surtout servi de cadre à un rapprochement entre les jeunesses des trois pays. Les participants ont partagé leurs expériences et défendu une vision commune d’un engagement au service des communautés.

Pour la Confédération AES, le défi consiste désormais à convertir cette dynamique en institutions, en programmes et en résultats mesurables. À Niamey, les volontaires ont posé les bases d’un modèle qui ne les considérerait plus seulement comme des exécutants de projets, mais comme des acteurs à part entière de la construction régionale.

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