Le soulagement l’emporte sur l’effroi après l’accident, ce mercredi 25 février, d’un autocar de la compagnie nigérienne Nizar dans le nord du Bénin. Si le bilan humain est miraculeusement léger, cet incident repose avec acuité la question de la responsabilité des transporteurs sur le corridor dépendant du port de Cotonou à Niamey.
La frayeur a été vive au petit matin pour les passagers de la compagnie Nizar. Alors qu’il effectuait la liaison entre la capitale économique béninoise et le Niger, un bus de transport de voyageurs s’est renversé à la hauteur de Bangoum, une localité située juste après la ville de Kandi.
L’accident s’est produit à proximité immédiate d’un pont, alors que le véhicule s’apprêtait à rallier Malanville, dernière étape avant la frontière nigérienne.
Un bilan miraculeux
Fort heureusement, le pire a été évité. Selon les premières constatations effectuées sur place, aucun décès n’est à déplorer parmi les voyageurs. Le bilan fait état d’un unique blessé, dont les jours ne sont pas en danger.
La victime a subi une intervention prompte des services de secours. En effet, les sapeurs-pompiers ont rapidement pris en charge le passager pour lui prodiguer les soins nécessaires.
L’appel à la rigueur des transporteurs
Bien que l’accident se soit terminé sans drame, il met en lumière la vulnérabilité des usagers sur cet axe stratégique. Pour de nombreux observateurs, l’événement sonne comme un signal d’alarme adressé aux agences de transport de la sous-région. Ils dénoncent des failles et appellent à des mesures concrètes : recruter des conducteurs en exigeant professionnalisme et sérieux, imposer le respect strict des limitations de vitesse et renforcer la maintenance des véhicules parcourant de longues distances.
En définitive, si les passagers de la compagnie Nizar ont pu reprendre le cours de leur voyage, la récurrence des incidents sur le corridor Cotonou-Niamey impose une prise de conscience collective des acteurs du transport routier.




