Niger : 76 % des réformes UEMOA déjà mises en œuvre - Journal du Niger

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Niger : 76 % des réformes UEMOA déjà mises en œuvre

À Niamey, l’heure était au bilan ce jeudi 7 mai 2026. Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop,…

À Niamey, l’heure était au bilan ce jeudi 7 mai 2026. Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a officiellement remis au Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine les conclusions de l’évaluation annuelle des réformes communautaires. Avec un taux de mise en œuvre dépassant les 76 %, le Niger confirme sa marche vers une harmonisation économique plus poussée, malgré un contexte régional exigeant.

Ce rendez-vous ne relevait pas d’une simple formalité administrative ni d’un échange protocolaire entre hauts responsables. La remise du « Mémorandum 2025 », organisée ce matin à la Primature, constitue en réalité un véritable baromètre de l’état des réformes au Niger. Ce document détaillé évalue la manière dont le pays intègre les règles communes de l’UEMOA dans son cadre juridique et économique.

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76,10 % : un score révélateur

76,10 %, c’est le taux global d’application des textes communautaires et d’exécution des projets régionaux enregistré au titre de l’année écoulée.

Pour le citoyen lambda, ce pourcentage peut sembler abstrait. Pourtant, il recouvre des réalités très concrètes : une meilleure circulation des marchandises, une harmonisation des diplômes ou encore la mise en œuvre de projets d’infrastructures financés par l’Union. Ce résultat témoigne également de la résilience de l’administration nigérienne qui, malgré les difficultés du contexte régional, continue d’avancer dans le respect de ses engagements communautaires.

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Un dialogue direct au sommet

Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a salué les efforts consentis par les autorités de la transition. En remettant ce mémorandum au Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, il ne s’est pas limité à transmettre un rapport. Il a également engagé une discussion sur les défis qui restent à relever.

« Ce mémorandum est un outil de pilotage », a expliqué un expert présent lors de la rencontre. « Il permet d’identifier les domaines dans lesquels le Niger progresse, notamment dans la transposition des réformes budgétaires, mais aussi les secteurs où des efforts supplémentaires restent nécessaires afin que l’intégration profite davantage aux opérateurs économiques locaux. »

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L’humain derrière la réforme

Derrière la rigueur des indicateurs économiques, l’UEMOA ambitionne avant tout de construire un marché commun où le commerçant de Niamey peut échanger avec celui de Dakar ou d’Abidjan sans barrières inutiles. Le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du Niger à poursuivre ces réformes, qu’il considère comme un levier essentiel de croissance nationale et de stabilité régionale.

En 2026, année charnière pour l’intégration régionale, ce taux de 76,10 % constitue une base solide. Il rappelle qu’au-delà des enjeux politiques, l’intégration économique demeure un chantier permanent, porté par une volonté technique et politique de faciliter la vie des populations de l’espace communautaire.

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