Niamey, 3 juin 2026 — Dans un contexte de reprise et d’adaptation aux nouvelles règles fiscales, le Directeur général des impôts (DGI), Ali Gazibo Moussa, a reçu, mardi 2 juin, les responsables de la Fédération des Organisations Patronales du Tourisme et de l’Hôtellerie du Niger (FOPATH-Niger). L’audience, tenue au siège de l’administration fiscale, visait à consolider un mécanisme de concertation entre l’État et un secteur jugé stratégique pour la relance économique et l’emploi.
L’entrevue a débuté par des félicitations et des marques de soutien des représentants de la fédération à la nomination récente de M. Gazibo à la tête de la DGI. Les patrons du tourisme et de l’hôtellerie ont, par ailleurs, affiché leur volonté de collaborer au renforcement du civisme fiscal et au développement d’un cadre propice à la relance du secteur, durement affecté ces dernières années par les crises sanitaires et sécuritaires régionales.
Au cœur des échanges, plusieurs demandes concrètes ont été formulées. La FOPATH-Niger a notamment demandé le maintien d’un sursis relatif aux contrôles fiscaux, obtenu en 2025, afin de permettre aux établissements de poursuivre leur redressement. Elle a également sollicité une clarification du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux agences de location de véhicules, source d’incertitudes comptables pour de nombreux opérateurs. Enfin, la fédération a plaidé pour la création d’une équipe dédiée à la formation des personnels du secteur sur les nouvelles mesures fiscales et les réformes en cours.
En réponse, le Directeur général des impôts a salué l’attitude « constructive » de ses interlocuteurs et réaffirmé la volonté de la DGI d’instaurer un dialogue permanent avec les acteurs économiques. Selon lui, un examen attentif des doléances sera conduit « dans le respect des textes en vigueur et des intérêts de l’État ». M. Gazibo a, en outre, marqué son ouverture à des mesures d’accompagnement adaptées, tout en rappelant la nécessité d’équilibrer le soutien au secteur et la préservation des recettes publiques.
Cette rencontre s’inscrit dans une logique de partenariat que la DGI entend développer à l’échelle nationale. Elle illustre ainsi une préoccupation partagée : concilier les exigences budgétaires et le soutien à des filières créatrices d’emplois. Pour les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie, l’enjeu est désormais de transformer ces échanges en décisions opérationnelles — notamment à travers un cadre fiscal clair et des actions de formation — susceptibles de lever les freins à l’investissement et à la reprise.
La mise en place d’un groupe technique, associant des représentants de la DGI et de la FOPATH-Niger, pourrait constituer la prochaine étape. Une telle initiative permettrait d’aborder, de façon pragmatique, les questions relatives au calendrier des contrôles, au taux de TVA et aux programmes de renforcement des capacités, avant toute prise de décision formelle. Les acteurs attendent désormais des engagements chiffrés ainsi que des échéances précises afin de mesurer la portée réelle de cette ouverture au dialogue.
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