Niger : le FMI ouvre la voie à un financement de 33 millions de dollars - Journal du Niger

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Niger : le FMI ouvre la voie à un financement de 33 millions de dollars

Au terme de la neuvième revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit, le FMI salue une croissance…

Au terme de la neuvième revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit, le FMI salue une croissance portée à 7 % en 2026, tout en pointant des risques sécuritaires et climatiques persistants.

Les services du Fonds monétaire international et les autorités nigériennes ont annoncé, le 15 juin, la conclusion d’un accord sur la neuvième revue du programme économique du Niger appuyé par la facilité élargie de crédit. Sous réserve de l’aval du Conseil d’administration de l’institution, attendu fin juillet, ce feu vert ouvrirait la voie à un décaissement de 33 millions de dollars — environ 18,5 milliards de francs CFA.

Facilité élargie de crédit (FEC) : Un feu vert du FMI pour un décaissement de 33 millions de dollar

À l’issue d’une mission conduite à Niamey, l’équipe des services du Fonds monétaire international, dirigée par Julia Bersch, a annoncé avoir conclu un accord au niveau des services sur la neuvième revue du programme économique du Niger appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). Cet accord reste soumis à l’approbation du Conseil d’administration du Fonds, dont la réunion est attendue pour la fin du mois de juillet. Une fois validé, il ouvrirait la voie au décaissement de 24,0828 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 33 millions de dollars, ou près de 18,5 milliards de francs CFA. Selon le Fonds, ce décaissement vise à aider le pays à couvrir ses besoins de financement extérieur, tout en accompagnant la poursuite des réformes engagées par les autorités de la Transition.

Agriculture et hydrocarbures : Une croissance économique nigérienne propulsée à 7 % en 2026

Sur le plan macroéconomique, le FMI relève une croissance vigoureuse de l’économie nigérienne, établie à 6,9 % en 2025 et attendue à 7 % en 2026, un rythme porté principalement par l’agriculture et le secteur extractif, notamment les exportations de pétrole brut. Le Fonds attribue cette performance aux efforts notables de mobilisation des recettes intérieures consentis par les autorités, conjugués à la progression des revenus pétroliers à l’exportation. À moyen terme, la croissance devrait se stabiliser à un niveau plus modéré, autour de 6 %, tout en restant élevée au regard des standards régionaux.

« Aider le Niger à répondre à ses besoins de financement extérieur. » — Julia Bersch, cheffe de mission du FMI au Niger

Finances publiques : Avancées sur la trésorerie, les arriérés et la transparence pétrolière

Qu’est-ce que la FEC ?

La facilité élargie de crédit est le principal instrument du FMI pour soutenir financièrement, à moyen terme, les pays à faible revenu confrontés à des besoins prolongés de balance des paiements. Les ressources allouées via cet instrument ne portent pas d’intérêt, avec un différé de remboursement de cinq ans et demi et une échéance totale de dix ans. Le programme nigérien a été approuvé le 8 décembre 2021, puis complété en juillet 2023 par un accord au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité, consacrée à l’adaptation climatique. Le FMI a prorogé l’accord FEC de douze mois, jusqu’en décembre 2026.

Le Fonds juge les résultats du programme satisfaisants au regard des objectifs fixés à fin décembre 2025 et à fin mars 2026. Les autorités de la Transition ont notamment progressé dans le renforcement de la gestion des flux de trésorerie et dans l’apurement des arriérés de paiement intérieurs. Le FMI relève également une avancée en matière de transparence dans le secteur pétrolier, avec la publication des contrats signés entre l’État et les compagnies pétrolières, une mesure de gouvernance suivie de près par l’institution au fil des revues successives du programme.

Perspectives et vulnérabilités : Les risques sécuritaires et climatiques pointés par le FMI

À moyen terme, le FMI considère les perspectives économiques du Niger comme favorables, en raison du potentiel considérable du pays, agricole, minier et désormais pétrolier. L’institution tempère toutefois cet optimisme : ces perspectives restent exposées à des risques baissiers, liés en particulier à la persistance de l’insécurité régionale et des conflits dans certaines zones du territoire, ainsi qu’à des chocs climatiques récurrents susceptibles d’affecter les récoltes et les infrastructures.

Risques identifiés par le FMI

  • Insécurité régionale et persistance des conflits armés ;
  • Chocs climatiques récurrents (sécheresses, inondations) ;
  • Environnement de financement extérieur restrictif.

Le Conseil d’administration du FMI doit désormais examiner le dossier lors de sa réunion prévue fin juillet afin de statuer sur l’achèvement de cette neuvième revue et, le cas échéant, de valider le décaissement attendu par Niamey.

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