Chasse aux gabegies à Niamey : 74 milliards de FCFA recouvrés par la COLDEFF - Journal du Niger

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Chasse aux gabegies à Niamey : 74 milliards de FCFA recouvrés par la COLDEFF

Le vent semble avoir tourné pour les affairistes et les mauvais payeurs dans notre Niger natal. Mercredi 5 août 2026,…

Le vent semble avoir tourné pour les affairistes et les mauvais payeurs dans notre Niger natal. Mercredi 5 août 2026, dans les salons feutrés du Palais présidentiel, une cérémonie bien particulière s’est tenue sous le regard vigilant des officiers du Conseil suprême. À l’ordre du jour : le premier grand bilan financier de l’opération « Mains propres », menée par la COLDEFF, cet organe d’exception créé pour traquer la délinquance financière et restituer au peuple les biens mal acquis.

En effet, le chiffre, tombé comme un couperet, fait déjà vibrer les sous-sols des ministères et les comptoirs de la capitale : plus de 74 milliards de francs CFA ont été réinjectés directement dans les caisses du Trésor public. Une moisson colossale en monnaie, qui affiche une nette accélération des saisies, avec un bond de 12 milliards en seulement douze mois. Par ailleurs, le recouvrement aurait pu peser davantage : Cependant, ce bilan comptable exclut les parcelles saisies, les flottes de véhicules et les autres biens meubles cédés sous contrainte par des mauvais payeurs pris au piège.

Une sanction pécuniaire plutôt que la prison » : la philosophie du CNSP

Recevant le bureau de la Commission, le chef de l’État a tenu à marquer le coup. Saluant la ténacité des enquêteurs, le pouvoir entend maintenir le cap sans céder aux sirènes des règlements de comptes sanglants ou des spectaculaires procès d’assises. La doctrine officielle se veut pragmatique, presque hygiéniste :

« Notre but n’est pas d’encombrer les geôles de la République. Le châtiment, ici, est pécuniaire. C’est au portefeuille qu’il faut frapper pour panser les plaies de la Nation. »

Au-delà de la fermeté affichée, le pouvoir veille à conserver un semblant de légalité afin de ne pas braquer les partenaires extérieurs en ces temps de vaches maigres. Le sommet somme les mis en cause de rembourser jusqu’au dernier centime, tout en promettant — murmure-t-on — de préserver leur dignité tant qu’ils s’exécuteront.

Reste une interrogation qui anime déjà les fadas de Niamey et les états-majors diplomatiques : où ira cet imposant pactole ? Dans un pays confronté aux rigueurs du climat et aux défis du développement, l’opinion publique attend désormais de voir si ces milliards retrouvés viendront soulager le quotidien des Nigériens. Pour conclure, la COLDEFF ouvre la chasse aux prébendes et promet de poursuivre sans relâche.

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