Tahoua, 05 mai 2026 – Dans une initiative inédite, le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information (MCNTI), en partenariat avec le Ministère de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale et l’UNICEF Niger, a lancé ce matin à Tahoua un atelier national de formation dédié au traitement médiatique des violences basées sur le genre (VBG). Ainsi, cet événement marque une étape décisive dans la lutte contre ce fléau, en plaçant les acteurs des médias, de la culture et de la création au cœur de la sensibilisation.
Pendant cinq jours, des journalistes, artistes, créateurs de contenus et jeunes engagés, issus de six régions du Niger, vont approfondir leurs compétences pour aborder avec rigueur et sensibilité les questions liées aux VBG. L’objectif est clair : déconstruire les stéréotypes, renforcer l’éthique journalistique et promouvoir une information inclusive et responsable.
Par ailleurs, les participants, acteurs clés de l’opinion publique, sont invités à repenser leur rôle dans la mobilisation sociale. À travers des échanges de bonnes pratiques et des ateliers de co-création, ils exploreront des méthodes pour changer les comportements et transformer les normes sociales par le pouvoir des récits.
En effet, « l’information agit comme une arme, la communication rassemble et élève le débat public », rappelle l’un des organisateurs. De plus, les initiateurs de l’atelier insistent : les acteurs du Niger doivent eux-mêmes raconter leurs histoires, avec compétence et authenticité.
Journalistes, artistes et influenceurs s’unissent ainsi pour construire des récits positifs, capables d’influencer durablement les mentalités. Leur mission consiste à transformer les médias et la culture en outils de prévention et de lutte contre les VBG.
Dans ce contexte, cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités locales. En outre, en associant expertise médiatique et créativité artistique, le Niger propose une approche plus participative pour lutter contre les violences de genre.
Au fond, une question demeure : et si le changement commençait par les mots ?
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