Criquet pèlerin : le Niger forme ses prospecteurs aux nouvelles technologies - Journal du Niger



Criquet pèlerin : le Niger forme ses prospecteurs aux nouvelles technologies

À Alger, six prospecteurs nigériens suivent depuis le 26 octobre une formation consacrée aux techniques de prospection du Criquet pèlerin…

À Alger, six prospecteurs nigériens suivent depuis le 26 octobre une formation consacrée aux techniques de prospection du Criquet pèlerin à l’aide d’outils technologiques modernes. La session, organisée par l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement (AACI-SD), se poursuit jusqu’au 8 novembre. Elle réunit des spécialistes des pays membres de la Commission de lutte contre le Criquet pèlerin dans la Région occidentale (CLCPRO).

Le Niger a dépêché quatre agents du Centre national de lutte antiacridienne (CNLA) et deux du service de la protection des végétaux (DPV). Leur objectif : renforcer leur capacité à détecter les foyers acridiens, collecter des données fiables sur le terrain et transmettre rapidement les alertes aux autorités compétentes.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
© Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
Le terrain, première ligne de défense

La lutte préventive contre le Criquet pèlerin repose d’abord sur la surveillance des zones de reproduction et de grégarisation. Les prospecteurs identifient les sites à risque, évaluent la densité des populations et repèrent les signes d’une possible invasion. Cette vigilance permet aux États d’intervenir avant que les insectes ne forment des essaims capables de dévaster les cultures.

La formation algérienne s’inscrit dans cette logique. Elle familiarise les participants avec les outils numériques de collecte et de transmission des données, indispensables pour réduire le délai entre l’observation sur le terrain et la décision opérationnelle. La CLCPRO développe depuis plusieurs années ce type de renforcement des capacités, notamment à travers des modules sur la bio-écologie du Criquet pèlerin, les techniques de prospection et la gestion des stocks de pesticides.

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Des satellites au service de l’alerte

Cette session intervient alors que la coopération régionale s’appuie de plus en plus sur les technologies spatiales. L’Agence spatiale algérienne (ASAL) et la CLCPRO ont signé un accord de coopération couvrant la période 2025-2030. Le partenariat prévoit la mise en place d’un système de surveillance modernisé fondé sur l’exploitation de données satellitaires destinées aux pays membres.

Pour le Niger, pays frontalier de l’Algérie dans la zone d’In Guezzam, cette approche revêt une importance particulière. Les autorités algériennes indiquent surveiller étroitement cette région et avoir déployé des équipes ainsi que des mesures préventives. Les données satellitaires, combinées aux prospections de terrain, doivent renforcer les mécanismes d’alerte et améliorer la réactivité face à toute reprise de l’activité acridienne.

La formation d’Alger prépare donc les agents nigériens à occuper une position stratégique : celle de premiers observateurs d’une menace qui peut compromettre la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des populations rurales.

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