Niamey a accueilli, le mercredi 10 juin 2026, une importante réunion de travail consacrée à la relance des activités du projet WURI-Niger restructuré. Organisée en présence des représentants du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, du ministère des Finances ainsi que d’une mission de la Banque mondiale en séjour au Niger, cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme d’identification unique en Afrique de l’Ouest pour l’intégration et l’inclusion régionale.
Placée sous la conduite des secrétaires généraux des deux ministères concernés, la cérémonie officielle de lancement a permis de réaffirmer l’engagement des différentes parties à accélérer l’exécution de ce projet stratégique, considéré comme un levier essentiel pour la modernisation de l’état civil et le renforcement de l’inclusion administrative.
Une mobilisation des acteurs autour du projet restructuré
Dans l’après-midi, une session de briefing a été organisée autour du secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de police Ayouba Abdourahmane. Cette rencontre a réuni l’ensemble des structures impliquées dans la mise en œuvre du projet.
Les échanges ont notamment permis de présenter la vision globale du projet restructuré et de préciser les responsabilités des différentes institutions concernées. La Direction générale de l’État civil, l’Agence nigérienne de la société de l’information (ANSI), l’Agence nigérienne de certification électronique (ANCE), l’Agence nationale d’enregistrement et d’identification des personnes physiques (ANEI) ainsi que la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel (HAPDP) figurent parmi les principaux acteurs appelés à contribuer à la réussite du programme.
Cette mission de supervision conduite par la Banque mondiale a également permis d’examiner et d’améliorer le document relatif au cadre juridique et institutionnel du projet. Les différentes parties se sont, par ailleurs, accordées sur une extension de sa mise en œuvre jusqu’en juillet 2027 afin de garantir l’atteinte des objectifs fixés.
À travers cette prorogation, les autorités nigériennes et leurs partenaires entendent renforcer les opérations d’identification des populations en favorisant l’enregistrement du plus grand nombre de citoyens dans les registres d’état civil. Un enjeu majeur pour l’accès aux services publics, l’inclusion sociale et le développement des politiques publiques fondées sur des données fiables.
La relance du projet WURI-Niger intervient ainsi dans un contexte où la maîtrise de l’identité juridique des personnes constitue un outil stratégique pour la gouvernance, la planification du développement et l’intégration régionale au sein de l’espace ouest-africain.
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