NIAMEY, 1ᵉʳ septembre 2026 — La diplomatie parlementaire s’impose désormais comme le véritable moteur d’intégration de l’Alliance des États du Sahel (AES). En concluant les travaux de la première session confédérale des Parlements de l’organisation à Niamey, les autorités de transition du Mali, du Niger et du Burkina Faso affichent leur ambition de transformer le pacte de défense mutuelle en un ensemble politique et juridique unifié.

Sur le plan stratégique, cette convergence des organes législatifs de transition — incarnée par le tandem entre le général Diaw et le président du Conseil consultatif de la Refondation (CCR) du Niger, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey — vise à opposer un bloc institutionnel solide aux instances traditionnelles comme la CEDEAO. En dotant l’AES d’un organe de concertation parlementaire permanent, les trois États du Sahel envoient un signal explicite. Le processus d’intégration ne relève plus seulement d’une alliance militaire de circonstance, mais d’une réorganisation souveraine et durable de l’espace sahélien.
Les marques de solidarité et de cohésion réaffirmées lors de la clôture des travaux soulignent la volonté des exécutifs régionaux de bâtir une légitimité institutionnelle interne. En s’appuyant sur cette dynamique interparlementaire, l’AES s’attache à consolider les bases juridiques de ses politiques futures, posant ainsi les jalons d’une confédération sahélienne autonome et structurée.





