À l’occasion de la Journée de l’enfant africain, le ministère de la Communication a réceptionné, le 16 juin à Niamey, un important lot de matériels audiovisuels et informatiques offert par l’UNICEF. Évaluée à plus de 113 millions de francs CFA, cette dotation doit permettre aux médias publics et privés du pays de mieux informer sur les droits et les réalités de l’enfance.
C’est dans les locaux de Niger Poste, à Niamey, que s’est tenue, mardi 16 juin 2026, une cérémonie peu ordinaire. Devant un parterre de responsables de médias publics et privés, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Adji Ali Salatou, a réceptionné, au nom de l’État nigérien, un important lot de matériels audiovisuels et informatiques offert par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). La cérémonie s’inscrivait dans le cadre de la Journée de l’enfant africain, célébrée chaque 16 juin à travers le continent.
RTN, Bonferey, ActuNiger : une dotation de 113 millions FCFA pour la presse nigérienne
Cette dotation est évaluée à 113,4 millions de francs CFA. Elle bénéficie à la Radiotélévision du Niger (RTN), chaîne publique, ainsi qu’aux télévisions privées Bonferey, Tambara, RTT et Africable, et aux rédactions de La Roue de l’Histoire, du Matinal, d’ActuNiger et d’Air Info, autant d’organes engagés, selon le ministère, dans la promotion et la protection des droits de l’enfant.
Coopération Niger-UNICEF : moderniser les rédactions pour mieux informer la population
Ce don, a expliqué le ministre Adji Ali Salatou, s’inscrit dans le programme de coopération entre le Niger et l’UNICEF et vise à renforcer les capacités opérationnelles des organes de presse nationaux. Ainsi, les équipements remis doivent permettre aux rédactions bénéficiaires de moderniser leur production et d’offrir aux journalistes les moyens de mieux informer la population sur les enjeux liés au bien-être de l’enfance et de l’adolescence. Le ministre a par ailleurs salué l’engagement constant de l’UNICEF et de l’ensemble des partenaires techniques et financiers aux côtés du Niger.
« Ces équipements permettront à nos médias de transformer qualitativement leur production. »— Adji Ali Salatou, ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
Djanabou Mahondé : les médias comme partenaires stratégiques des droits de l’enfance
Pour la représentante résidente de l’UNICEF au Niger, Djanabou Mahondé, les médias demeurent des partenaires stratégiques pour faire entendre la voix des enfants et éclairer leurs réalités. L’agence onusienne, a-t-elle assuré, continuera d’accompagner le gouvernement nigérien et les rédactions du pays dans la production d’une information attentive aux droits, aux besoins et aux aspirations de chaque enfant.
« Informer avec rigueur, protéger avec responsabilité. »— Djanabou Mahondé, représentante de l’UNICEF au Niger
De Soweto 1976 à Niamey 2026 : le sens historique de la Journée de l’enfant africain
La date n’est pas neutre. Le 16 juin commémore le soulèvement des écoliers de Soweto, en 1976, réprimé par les forces de l’apartheid sud-africain alors que ces jeunes réclamaient le droit à une éducation digne. Cinquante ans plus tard, la représentante de l’UNICEF a vu dans ce combat un rappel que les droits de l’enfant ne doivent jamais être tenus pour acquis, mais défendus, protégés et rendus visibles au quotidien.
Du côté des rédactions bénéficiaires, on salue un appui jugé décisif pour la modernisation de l’outil de travail journalistique. L’UNICEF précise, pour sa part, que cette remise de matériel ne constitue qu’une première étape : un programme d’appui plus large aux médias engagés pour la cause de l’enfance serait en préparation au Niger.
Par ailleurs, cette cérémonie s’est tenue à quelques heures du lancement, par le ministère de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, des festivités nationales de la Journée de l’enfant africain, placées cette année sous le thème de l’accès équitable à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Deux initiatives distinctes, mais un même message : à Niamey comme dans le reste du pays, la condition de l’enfant revêt une importance capitale et demeure au cœur de l’agenda public.
Ce jour-là, des milliers d’écoliers sud-africains ont défilé dans le township de Soweto pour protester contre l’imposition de l’afrikaans comme langue d’enseignement. La répression policière a fait plusieurs dizaines de morts. Pour commémorer le massacre de ces enfants à Soweto, l’Union africaine a fait du 16 juin, depuis 1991, la Journée de l’enfant africain, un moment fort consacré à la protection et à la promotion des droits de l’enfant sur tout le continent.
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