Drame à Maradi : Rabilou Hassan tué lors d'un affrontement entre fadas - Journal du Niger

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Drame à Maradi : Rabilou Hassan tué lors d’un affrontement entre fadas

Maradi, 14 janvier 2026 — Deux jours après le décès tragique du jeune Rabilou Hassan, le quartier Bagalam de Maradi est…

Maradi, 14 janvier 2026 — Deux jours après le décès tragique du jeune Rabilou Hassan, le quartier Bagalam de Maradi est plongé dans la stupeur et l’amertume. Ce qui ne devait être qu’une énième dispute entre bandes rivales a viré au cauchemar, emportant la vie d’un homme de 25 ans qui se trouvait simplement au mauvais endroit, au mauvais moment.

 

Une expédition punitive qui vire au meurtre

L’engrenage de la violence a commencé quelques jours plus tôt par une altercation entre un dealer notoire de Bagalam et un membre d’une « fada » (groupe de jeunes) du quartier Yandaka. Selon les premiers éléments de l’enquête, le dealer aurait provoqué son rival à plusieurs reprises, allant jusqu’à le menacer de mort avec des armes blanches.

Au lieu d’apaiser les tensions, le groupe de Yandaka décide de se faire justice lui-même. Lors d’une réunion de planification réunissant sept individus, la décision est prise de « régler son compte » au concessionnaire. Dans la nuit, six d’entre eux, armés de couteaux et de gourdins, investissent le hangar de leur cible. La bagarre éclate aussitôt, dans une confusion totale.

 

Rabilou Hassan : le destin brisé d’un passant

C’est dans ce chaos que se trouvait Rabilou Hassan. D’après les témoignages recueillis sur place, le jeune homme n’était qu’un simple passant. Pris de panique face à la violence de l’assaut, il tente de fuir. Mais l’horreur survient : l’un des assaillants lui plante un couteau dans l’œil, provoquant une blessure fatale.

Rabilou s’effondre et perd connaissance sur le champ. Après deux jours passés dans le coma, transféré successivement du dispensaire au CHR puis à l’Hôpital de Référence de Maradi, il succombe finalement à ses blessures le lundi 12 janvier.

 

Une jeunesse minée par la drogue et les armes

Ce drame remet brutalement en lumière l’insécurité croissante dans certains quartiers de Maradi. Sous couvert d’anonymat, des riverains tirent la sonnette d’alarme :

« Le quartier est miné par la drogue. Presque tous les jeunes portent des armes blanches, que ce soit pour agresser ou pour se défendre. »

Pour beaucoup, ce meurtre n’est que la partie visible d’un iceberg nourri par la toxicomanie et l’oisiveté.

« Il ne manque plus que des coups de feu pour que les autorités prennent enfin conscience du drame qui se joue ici », alerte un habitant, excédé par la violence quotidienne.

 

La justice en marche

Le Parquet a immédiatement ouvert une enquête pour identifier les responsables de ce lynchage. Les enquêteurs ont déjà interpellé une personne : le septième membre du groupe, présent lors de la planification mais absent de l’assaut. Les forces de l’ordre traquent désormais les six autres assaillants, identifiés comme les auteurs directs de l’agression.

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