NIAMEY, 25 août 2026 — Le président nigérien Abdourahamane Tiani a reçu mardi à Niamey les présidents des institutions parlementaires du Burkina Faso et du Mali, au lendemain de la clôture des premières Sessions confédérales des Parlements de l’Alliance des États du Sahel (AES).
La rencontre, qui s’est tenue en présence du Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la Refondation, du Dr Soumana Boubacar, ministre, directeur de Cabinet du président de la République et porte‑parole du gouvernement, ainsi que de l’ambassadeur Adani Illo, conseiller chargé des questions stratégiques et diplomatiques du président de la République, a porté sur les conclusions des travaux conduits du 24 au 25 août dans la capitale nigérienne.
Le Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du peuple du Faso, et le général de corps d’armée Malick Diaw, président du Conseil national de transition du Mali, ont présenté au chef de l’État nigérien les principales avancées enregistrées au cours de la session parlementaire confédérale.

Les institutions parlementaires de l’AES prennent forme
Au cœur des échanges figure la consolidation du dispositif institutionnel de la Confédération. Ousmane Bougouma a mis en avant l’installation des députés confédéraux, l’adoption du règlement intérieur ainsi que la création de trois commissions permanentes consacrées à la Défense et à la Sécurité, à la Diplomatie et au Développement.
Ces décisions donnent désormais au Parlement confédéral des organes de travail clairement définis. Elles constituent, selon les responsables parlementaires, une étape majeure dans la structuration de l’AES et dans le fonctionnement de ses nouvelles institutions.
La réunion de Niamey intervient ainsi dans une phase de mise en place concrète des mécanismes de gouvernance de la Confédération, après les différentes étapes engagées par les trois États pour renforcer leur intégration politique et institutionnelle.

Tiani appelle à une approche « soudée » et pragmatique
Face aux parlementaires, le président Abdourahamane Tiani a insisté sur la nécessité de préserver l’unité entre les institutions des trois pays. Le chef de l’État leur a demandé de rester « soudés » et « pragmatiques » afin de faire de l’AES « un espace de sécurité, de développement et de bonheur pour nos populations ».
Ce message place les attentes des citoyens au centre du processus d’intégration. La sécurité, le développement et l’amélioration des conditions de vie constituent désormais les principaux critères à partir desquels les populations pourront mesurer les résultats de la Confédération.
Prenant la parole au nom de ses collègues, Ousmane Bougouma a, pour sa part, décrit l’AES comme « une marche irréversible vers l’horizon du bonheur de nos populations ». Cette déclaration traduit la volonté affichée par les responsables parlementaires de poursuivre le processus d’intégration engagé entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

En conclusion, la rencontre de Niamey confirme la volonté des autorités de l’Alliance des États du Sahel de donner une assise parlementaire solide à la Confédération. Elle traduit l’engagement des institutions à poursuivre la mise en place des mécanismes de gouvernance, conformément aux orientations arrêtées par les chefs d’État et dans le respect des attentes des populations.




